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Finances
Rs 683,4 milliards de dette publique au 30 juin 2026
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Rs 683,4 milliards de dette publique au 30 juin 2026
Le service de la dette publique continuera de peser lourdement sur les finances de l’État. Selon une réponse parlementaire écrite du Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, les paiements d’intérêts sur la dette du secteur public devraient atteindre Rs 29,2 milliards au cours de l’exercice financier 2026-2027, soit près de Rs 76 millions par jour. Le document précise également que lesremboursements en capitalsont estimés à Rs 180,8 milliards pour la même période, illustrant l’importance des engagements financiers auxquels le pays devra faire face.
⚫ Rs 76 millions d’intérêts à payer chaque jour
Au 30 juin 2026, la dette du secteur public s’élevait à Rs 683,4 milliards, contreRs 634,7milliardsun an plus tôt. Toutefois, le gouvernement souligne que le ratio dette-produit intérieur brut (PIB) a légèrement reculé, passant de 88,5 % à 88 %, grâce aux mesures mises en œuvre dans le Budget 2025-2026.
Dans sa réponse à une question parlementaire de la députée Joanna Bérenger, le Premier ministre attribue cette situation à la gestion du précédent gouvernement. Il affirme que la dette publique est passée de Rs 238 milliards, soit 58,8 % du PIB, en décembre 2014, à Rs 608,3 milliards, représentant 87,7 % du PIB, en décembre 2024. Il évoque une période marquée par une «indiscipline budgétaire», des «dépenses inconsidérées» et une «irresponsabilité financière».
Le chef du gouvernement rappelle également que l’ancien gouvernement avait relevé le plafond légal de la dette publique de 60 % à 80 % du PIB, sans parvenir à contenir son augmentation. Il souligne aussi que le déficit budgétaire de l’exercice 2024-2025 a atteint Rs 66,8 milliards, soit 9,3 % du PIB, contre une prévision initiale de Rs 26,8 milliards.
La réponse parlementaire détaille aussi la composition de la dette publique, dont Rs 311,8 milliards, soit 45,6 %, proviennent des banques commerciales locales. Environ Rs 246 milliards (36 %) sont détenus par des institutions financières domestiques non bancaires, notamment les fonds de pension et compagnies d’assurance, y compris le National Pension Fund et le National Savings Fund. Les Rs 125,6 milliardsrestantes proviennent de prêteurs internationaux, dont la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement, la Japan International Cooperation Agency ainsi que le gouvernement indien.
Concernant les devises, 80 % de la dette est libellée en roupies mauriciennes. Le reste est réparti entre le dollar américain (9,7 %), l’euro (6,1 %), le yen japonais (1,1 %) et d’autres monnaies. Le Premier ministre estime enfin que l’importance du service de la dette continuera d’exercer une pression significative sur le budget national, réduisant la marge de manœuvre de l’État pour financer les investissements et les services essentiels, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre une politique budgétaire prudente afin de rétablir la soutenabilité des finances publiques.
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