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Menace sur la viande

13 septembre 2007, 00:00

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Alors que le blé, le maïs et la farine servant à la production d?aliments pour bétail prennent l?ascenseur, dans l?île, les produits locaux sont jusqu?à présent épargnés. Mais jusqu?à quand ?

?L?année dernière, on payait 130 euros la tonne de blé au départ de la métropole, c?était 250 euros en août dernier et 287 euros récemment. La situation empire chaque jour?, s?inquiète Rémy Portolleau, responsable des achats à l?Union réunionnaise des coopératives agricoles (Urcoopa).

Dans ce climat morose, les éleveurs locaux disposent d?un avantage. Un système spécifique de régulation des coûts des matières premières agricoles. Il s?agit d?une caisse commune mise en place par l?interprofession (grande distribution, producteur, provendiers et transformateurs) pour amortir les effets de hausse et de baisse. Depuis un an, cette caisse a parfaitement rempli sa mission. En d?autres termes, ?les filières locales ont été capables de ne pas répercuter ces hausses jusqu? à présent?, indique l?Urcoopa. La viande péi (pays) ne devrait donc pas suivre l?exemple du pain ou des produits laitiers, du moins, pour le moment. Car la caisse se vide. Et la grande question de l?interprofession est de se demander quel va être l?impact de ces hausses sur le marché réunionnais, et quand ? Car tôt ou tard, ces glissades seront répercutées sur le consommateur.

<B>© JIR</B>

COMORES

<B>Les hommes se ruinent pour le ?grand mariage? </B>

En Grande-Comore, île de l?archipel pauvre des Comores, une tradition persiste, bien qu?elle contribue à ruiner un peu plus la population. C?est le ?grand mariage?, étape obligée pour tout homme né sur l?île s?il ne veut pas être exclu de la société. Pratiqué sur les trois îles de l?Union des Comores, il n?est considéré comme ?obligatoire? que sur l?île de la Grande-Comore. Les Grands-Comoriens qui n?ont pas les moyens d?organiser le ?grand mariage? peuvent certes se marier dans l?intimité, mais ils n?auront pas la reconnaissance de la communauté. Le coût des dépenses d?un ?grand mariage? est évalué à 17 millions de francs comoriens versés en nature et en espèces (chèvres, boeufs, électroménager, or, etc...) pour le marié. Des sommes à comparer au salaire mensuel moyen aux Comores qui est de 40 000 francs comoriens (200 000 Ar).

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