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Fonds d?investissement pour petits porteurs
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Fonds d?investissement pour petits porteurs
La Bourse ou encore l?achat des bons du Trésor et d?autres investissements à l?étranger proposent désormais des alternatives aux bourses moyennes. «Les fonds d?investissement ne sont pas des produits qui, dans un premier temps, sont destinés à tout le monde dans le sens qu?ils ne sont pas tous prêts à prendre un risque», affirme d?emblée Kevin Rangasami, manager de la MCB Fund Managers Ltd. Le constat est le même chez les acteurs du secteur. Les fonds d?investissement attirent, mais les Mauriciens sont quelque peu réticents. Outre les produits offerts par les banques, il y a aussi ceux des Asset Management Companies, qui proposent des produits sophistiqués. Celles-ci gèrent les fonds de leurs clients en les investissant principalement en Bourse. Les Mauriciens sont-ils réceptifs à ces nouvelles propositions ? Il faut croire qu?une nouvelle tendance se dessine. «Les Mauriciens sont toujours conservateurs. Ce qui n?est pas une mauvaise chose. On ne peut reprocher aux gens d?être prudents», assure cependant Afzal Ebrahim, partenaire à BDO DCDM.
Parallèlement, d?autres épargnants savent qu?ils doivent explorer de nouvelles avenues. C?est le cas des petits et moyens épargnants qui prennent de plus en plus conscience de la nécessité d?investir en dehors des structures classiques. «La banque traditionnelle ne fait plus autant recette. Or les gens veulent diversifier leurs portefeuilles comme entrer en Bourse. Or la Bourse, pour une personne qui ne s?y connaît pas, peut être complexe. Pour notre part, nous nous proposons comme un relais. Nous avons des fonds mutuels dont l?Indian Ocean Privatization and Equity Fund qui permettent aux gens de participer à la Bourse mauricienne à hauteur de 70%, dans des secteurs comme l?hôtellerie et les banques, et à hauteur de 30% dans des Bourses étrangères», explique Prem Beejan, General Manager, Brammer Asset Management du groupe British American Investment. Des secteurs comme les banques, les compagnies d?assurances, les loisirs et l?hôtellerie représentent ainsi des cibles attrayants d?investissement.
«Les actions en Bourse étant exonérées d?impôt, elles sont devenues un moyen pour les gens de se constituer un portefeuille diversifié», confirme, pour sa part, Raj Tapesar, Managing Director de MCB Stokebrokers. Cependant, il faut savoir s?y prendre. Tout investissement dépend du profil de la personne. «De manière générale, il s?agit de savoir l?horizon de l?investissement. Si c?est pour des retours immédiats avec un degré de risque plus élevé ou pour la retraite. Cela dépend aussi sur le fait de savoir si la personne vise des revenus ou des plus-values du capital. Pour la plupart des gens, c?est un mélange des deux», note, à cet effet, Afzal Ebrahim.
D?où l?importance de procéder à «l?éducation» des investisseurs potentiels. Il ne s?agit pas ici de gens qui ont l?habitude de prendre des risques. La formation de celui qui veut investir est un processus continu. «Les opérateurs du secteur, les ?financial planners?, se font généralement un devoir d?exposer les éléments de risque surtout aux petits épargnants», souligne, en ce sens, Prem Beejan. L?important, c?est d?avoir un objectif d?investissement. «Même si on n?a que deux ou trois actions, il est essentiel de se dire que c?est une forme d?épargne. Ce sont de nouvelles formes d?investissement dans l?épargne. Le retour est plus important que si on a investi dans un dépôt fixe. Certes il y a un élément de risque qui est quand même atténué si l?investissement est étalé dans le temps», estime Raj Tapesar. Les Mauriciens, pense-t-il, évaluent les différents produits qui leur sont proposés.
Les options qui existent</B>
■ Parmi les options, il y a les banques et les assurances. Celles-ci proposent des produits qui s?adaptent aux attentes des différents épargnants. «Ce sont des produits formatés, structurés qui garantissent au minimal un retour du capital des petits épargnants», dit Prem Beejan. Ainsi la subsidiaire de la «State Bank of Mauritius» (SBM), l?«Asset Managers Ltd» propose des fonds de placement. Avec le «SBM Universal Fund», les clients peuvent investir dans des fonds multiples dont une partie dans des placements surs et une autre dans les Bourses avec des rendements fluctuants. Le «SBM Yield Fund» est, lui, plus conservateur avec une majorité des placements dans des bons du Trésor mais le retour sur investissement est moins conséquent. Le «SBM Global Fund» se veut plus agressif. Outre les investissements dans les bons du Trésor, on y retrouve des investissements en bourses locale et étrangères. Enfin il y a les investissements à travers la «SBM Securities Company», comprenant des achats et ventes d?actions à la Bourse de Maurice. «Les gens sont très intéressés par ce produit. Les frais sont minimes et la SBM est reconnue par la Banque de Maurice comme un «primary dealer». Il faut aussi dire que le «SBM Universal Fund» a réalisé le plus grand rendement à Maurice pour l?année dernière», affirme Jairaj Sonoo, «Divisional Leader Retail Banking» à SBM. La «MCB Fund Managers Ltd» propose, pour sa part, différents produits dont «The Penny Yield Fund» qui s?inscrit sur le court terme, soit une année, et qui garantit un minimum de 1 % au-dessus du taux d?épargne. Ce fonds cible ceux qui ne veulent pas payer la taxe sur l?épargne et recevoir des dividendes qui ne sont pas taxables. «C?est un fonds qui fait très bien et qui a fait 10.6 % de retour pour l?année financière courante», témoigne Kevin Rangasami. Le «Multipliant General Fund» investit 40 % du portefeuille du client à l?étranger et 60% sur le plan local dont les actions en Bourse et une petite partie dans les bons du Trésor et de la Banque de Maurice. Le «Penny Indexed Fund» a pour objectif de suivre l?indice Sem-7 à la Bourse, soit les plus sept grosses compagnies du pays cotées en Bourse. «On essaie de faire la même performance que cet indice. En 2007, il avait fait 84 % et notre fonds a réalisé 76 %. Les fonds d?investissement sont une bonne source pour ceux qui étudient d?autres alternatives aux dépôts actuels», confie Kevin Rangasami. En termes de compagnies d?assurances, à titre d?exemple, l?«Anglo-Mauritius Financial Services» propose des produits d?investissement qui s?articulent autour de différents fonds collectifs. Ce sont tous des produits qui visent à assurer de la valeur ajoutée au porte-feuille des clients autant sur le marché local qu?international. Chaque fonds a un niveau de risque et de retour sur investissement différent. L?important pour la compagnie d?assurances, c?est de parvenir à diversifier l?investissement du client tout en contrôlant les risques et en garantissant un revenu qui soit à hauteur des attentes. Il existe au départ deux modes d?investissement : la prime régulière où on injecte à intervalle régulier une certaine somme et la prime fixe où l?argent est investi en une occasion sur l?année et sans plafond. Nitish Benimadhu, Fund Manager à l?«Anglo-Mauritius Financial Services» constate que les Mauriciens prennent davantage de risques comparativement à cinq ans de cela mais qu?en même temps le potentiel de développement du marché est encore énorme. «Il y a aujourd?hui une palette - d?investissement. Les produits d?investissement permettent d?avoir des investissements plus liquides où on réalise des retours dans le court et moyen termes. On peut aussi mettre un terme à ses investissements à tout moment et, cela, sans frais. Le fait qu?il y a des produits taillés sur mesure et prenant en compte les capacités du risque des clients font que ceux-ci sont plus réceptifs à ces fonds d?investissement», estime Nitish Benimadhu. Les options existent et, dans un contexte où la masse salariale sera plus conséquente, les produits traditionnels garantissent une sécurité dont les plus aventureux ne se contentent plus.
<B> Exemple de deux fonds SBM </B>
■ Le «State Bank of Mauritius Yield Fund» est un fonds conservateur qui assure des revenus réguliers à l?investisseur et une hausse modérée du capital. Depuis sa création en juin 2006, le fonds a produit un retour sur investissement total de l?ordre de 11 %. Selon un plan d?épargne mensuel, un investisseur qui contribue Rs 3 000 par mois peut s?attendre à des retours de Rs 615 000, Rs 2,3 millions et Rs 6,8 millions en 10, 20 et 30 ans respectivement. Les dividendes sont payés une fois l?an et ils tournent autour de 7 %. Le «SBM Universal Fund» propose des investissements diversifiés en Bourses étrangères et locales. Le fonds a généré des revenus records de 32 % en 2007.
Une personne ayant investi Rs 100 000 en janvier 2007 aurait reçu Rs 132 000.
Avec un investissement de Rs 3 000 par mois, une personne peut espérer récolter Rs 825 000, Rs 4,5 m et Rs 20,8 m après 10, 20 et 30 ans respectivement.
<B>Exemple de fonds MCB</B>
■ Le «Penny Yield Fund» de la «Mauritius Commercial Bank Fund Managers Ltd» garantit un retour sur investissement d?au moins un pourcent au-delà du taux d?épargne. Ce fonds vise surtout à protéger le capital des investisseurs. Le retour total pour l?année financière écoulée, comme l?indique le tableau, a été de +8.42 %, hors taxes alors que la moyenne du taux d?épargne bancaire s?élevait à 7,28 %, avant la taxe. Le «Multipliant General Fund» (MGF) est, lui, recommandé à ceux qui veulent d?un portefeuille diversifié.Son objectif est de parvenir à une appréciation du capital sur le long terme et des revenus réguliers sur le court terme. Le MGF a généré des revenus +30 %, hors taxes, pour l?année financière écoulée. Pour ces fonds, les dividendes sont payés deux fois l?an, en février et en août.
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