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Economie
Eric Ng Ping Cheun, le partisan du débat public
Rien ne prédisposait Eric Ng Ping Cheun à l?économie. Ayant étudié les sciences en HSC. C?est à Aix-Marseille qu?il décou-vre l?économie, lui qui recherchait « une formation multidisciplinaire ». DEA en poche, il rentre en 1995 et intervient dans les médias sur des enjeux nationaux et anime, chaque mois, un débat sur un enjeu économique. Après PricewaterhouseCoppers et la State Bank of Mauritius ou conseiller au ministère des Finances, il fonde PluriConseil Ltd en 2004.
« Les intellectuels mauriciens sont aphones. C?est mon devoir d?aider au développement du pays en participant aux différents débats. On ne voit pas les élites, on ne les entend pas. »
« Ma peur pour l?avenir ? Que le pouvoir politique cède trop devant des demandes populistes. L?éclairage des élites quant aux vrais enjeux de la société nous manque. »
L?avenir économique ?
« Je suis optimiste pour les prochains 5-6 ans. La zone franche se refait une santé, les entreprises les plus efficientes redevenant profitables. Le tourisme connaît une belle croissance, malgré le chikungunya. Le secteur des services financiers a retrouvé une croissance de 7 à 8 % et se porte bien. Il nous faut maintenant développer la gestion de fortunes (wealth management) et celui des services professionnels (comptabilité, consultancy?). »
Autre lueur d?espoir : les seafood hubs, source potentielle d?importantes rentrées de devises et créatrice d?emplois.
Sa déception : « Les Tic. Rien ne décolle, même si l?on a un conseiller spécial auprès du PM, un nouveau ministre, un nouveau Board de MT.. Le gouvernement doit parler d?une même voix. »
Pour l?heure, Eric Ng Ping Cheun se concentre sur la First City Bank, où il préside le Conseil de direction. Objectif : remettre la banque sur les rails.
Anil Kumar Ujoodha, l?espoir de l?icac
Le nouveau directeur général de la Commission anti-corruption, qui entrera en fonction début avril, est un homme simple. Ce père de famille de deux enfants est très attaché aux valeurs familiales. Sa passion, c?est son jardin dont il s?occupe personnellement. Ce hard worker, qui n?oublie pas ses origines modestes, est très sensible à la misère humaine. De nature très réservée par rapport à sa profession, il n?est pas moins très chaleureux dans ses relations avec les gens.
Il a fait ses études de droit à l?université de Londres. Une fois rentré à Maurice, il a travaillé dans le privé avant d?être nommé magistrat en décembre 1992. Il a été Senior Magistrate à la cour de Port-Louis et à la cour de Rose-Hill.
Même s?il reste très discret sur ses futures fonctions qu?il assumera en avril, droit de réserve oblige, il accepte de parler de l?avenir de Maurice. Il croit profondément dans la nation mauricienne. « Je crois dans l?avenir de ce pays. Il nous faudra travailler avec encore plus d?acharnement car les défis qui nous guettent requièrent la mobilisation de toutes nos ressources. Si nous voulons nous en sortir, il nous faudra faire plus d?efforts. Je suis optimiste car les Mauriciens savent faire face aux difficultés. Ils l?ont démontré dans des moments difficiles. Et le combat devra se faire aussi au niveau de l?intégrité. »
Anil Kumar Ujoodha estime aussi que la formation est essentielle pour le progrès du pays même si de nombreux professionnels pensent qu?ils peuvent s?en passer
C?est lui qui avait rayé les charges provisoires contre le cadre de la MCB, Philippe A. Forget estimant qu?elles ne relevaient d?aucun délit sous la législation mauricienne.
C?est encore lui, enfin, qui a déféré aux assises, l?ancien parlementaire et avocat, Dev Hurnam. Cela dans le cadre des délits de conspiration à l?encontre de l?ancien Senior Judge, Bernard Sik Yuen.
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