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«Education, Jobs & Career Symposium»
Le pont entre les talents et l’emploi fait le plein
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«Education, Jobs & Career Symposium»
Le pont entre les talents et l’emploi fait le plein
(Photos : © Rishi Etwaroo)
Ébène vibre depuis hier au rythme des ambitions professionnelles. Pour sa deuxième et dernière journée ce samedi, la sixième édition de l’Education, Jobs & Career Symposium transforme une nouvelle fois le Hennessy Park Hotel en un vaste carrefour où étudiants, jeunes diplômés, salariés en reconversion et recruteurs se croisent avec un même objectif : préparer l’avenir.
Organisé par Business Magazine et l’express, l’événement confirme son statut de rendezvous incontournable pour l’emploi et la formation à Maurice. Jusqu’à 18 heures, les visiteurs peuvent rencontrer des employeurs, déposer leur CV, découvrir des filières d’études locales et internationales, décrocher un stage ou simplement obtenir les conseils nécessaires pour mieux orienter leur carrière.
■ Reza Uteem, ministre du Travail, Areff Salauroo, CEO de LSL, et Nad Sivaramen, directeur des publications de LSL, hier.
Pour Areff Salauroo, Chief Executive Officer (CEO) de La Sentinelle Ltd (LSL), la vocation du symposium dépasse largement celle d’un salon traditionnel. «Notre rôle est d’agir comme facilitateur en connectant directement les étudiants, les demandeurs d’emploi, les écoles, les organismes de formation et les employeurs. Nous voulons bâtir un véritable pont entre l’éducation et le monde du travail.»
Selon lui, l’initiative répond à un besoin concret : permettre aux jeunes de découvrir les nouveaux métiers, les secteurs porteurs et les compétences désormais recherchées par les entreprises. «Nous croyons fermement qu’il faut exposer les jeunes à l’environnement professionnel. Ici, ils rencontrent les principaux acteurs, découvrent les parcours de formation disponibles et peuvent même remettre leur CV directement aux recruteurs», a-t-il souligné. Cette visibilité profite également aux établissements d’enseignement, aux agences de recrutement et aux entreprises, qui trouvent en un même lieu un public ciblé et motivé.
Invité d’honneur de cette sixième édition, le ministre du Travail, Reza Uteem, n’a pas hésité à rappeler l’ampleur du défi auquel Maurice est confronté. «Nous avons une responsabilité collective d’insérer les jeunes – et les moins jeunes – dans le monde du travail. Aujourd’hui, Maurice compte environ 33 000 chômeurs. Certains recherchent un premier emploi, d’autres aspirent à de meilleures opportunités.»
■ Les établissements spécialisés dans les études à l’étranger répondent aux questions des futurs étudiants sur les universités, les coûts de scolarité et les possibilités de bourses.
Saluant le succès du symposium, le ministre a remercié les organisateurs et les nombreux participants avant de donner rendez-vous pour une septième édition. Mais au-delà des encouragements, il a dressé un constat préoccupant : le chômage des jeunes avoisine les 18 %, alors même que de nombreuses entreprises peinent à recruter localement. «Nous ne pouvons pas nous permettre qu’un jeune reste sans emploi. C’est une perte pour lui, pour sa famille et pour l’économie du pays», a-t-il insisté.
Le diplôme ne suffit plus
Le cœur du problème, selon Reza Uteem, réside dans le décalage entre les attentes des employeurs et les compétences disponibles sur le marché. «Il existe un véritable mismatch entre l’offre et la demande. Les technologies évoluent très vite et les métiers changent avec elles.» L’intelligence artificielle illustre parfaitement cette mutation. Le ministre a cité l’exemple des métiers de la traduction ou encore celui de la presse où une partie des tâches autrefois réalisées manuellement est désormais automatisée. «Les employeurs recherchent moins un diplôme qu’une capacité à résoudre des problèmes, à communiquer avec un client, à s’adapter. Ce sont les skills qui font aujourd’hui la différence.»
D’où l’importance grandissante des stages, des formations professionnalisantes et des années d’immersion proposées par plusieurs universités. «Je sais combien il est difficile pour un jeune sans expérience d’obtenir un emploi. Ces passerelles deviennent essentielles», a-t-il ajouté. Le ministère travaille sur un projet de logiciel développé en collaboration avec le gouvernement indien afin de mieux faire correspondre les offres d’emploi aux profils des demandeurs.
Dans les allées du symposium, l’effervescence est palpable. Technologie, finance, hôtellerie, Business Process Outsourcing, informatique, centres d’appels : une vingtaine de secteurs recrutent ou présentent leurs perspectives de carrière. Le conseil revient sur toutes les lèvres : venir avec son CV et multiplier les échanges avec les recruteurs.
■ Orientation scolaire, choix de carrière et accompagnement personnalisé : le ministère du Travail aide les jeunes à construire un projet professionnel adapté à leurs aspirations.
Les établissements de formation ne sont pas en reste. Plusieurs universités et institutions spécialisées proposent des cursus à Maurice comme à l’étranger, avec un intérêt marqué des visiteurs pour les études en Angleterre et aux États-Unis. «Les jeunes veulent connaître les coûts des études, les possibilités de financement et les bourses disponibles. Pour les États-Unis notamment, plusieurs programmes de scholarship suscitent beaucoup de questions», explique une exposante.
Au-delà des brochures, ces échanges permettent souvent aux futurs étudiants de mieux mesurer l’investissement financier et académique que représente un départ à l’étranger. Pour ceux qui hésitent encore sur leur orientation, le Careers Guidance Service constitue l’un des stands les plus fréquentés.
Le numérique à l’honneur
La journée de ce samedi accordera également une place importante aux métiers du digital. À 11 heures, Ish Sookun, Head of Systems & Architecture à LSL, animera une nouvelle conférence consacrée au DevOps, destinée aux jeunes professionnels souhaitant renforcer leurs compétences techniques et accélérer leur évolution de carrière.
Entre conférences spécialisées, rencontres avec les recruteurs, dégustation au street food corner et espaces d’échanges, le symposium réussit à conjuguer apprentissage et convivialité. Pour beaucoup, cette dernière journée représente peut-être bien le début d’une nouvelle trajectoire professionnelle.
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Emploi et mobilité : Teakworld recrute, le Canada attire les mauriciens
Parmi les exposants les plus sollicités figure Teakworld, où plusieurs postes sont actuellement à pourvoir. L’entreprise recherche des profils dans les domaines de la finance, du design d’intérieur et de la livraison. Selon ses représentants, l’affluence est telle que des présélections sont organisées directement sur le salon. Les candidats jugés prometteurs seront ensuite conviés au siège de l’entreprise pour un dernier entretien avant une éventuelle embauche.
À quelques stands de là, Vikesh Ramroop, consultant en immigration canadienne, suscite, lui aussi, un vif intérêt. Son cabinet accompagne les Mauriciens souhaitant obtenir la résidence permanente au Canada, un processus qui peut aboutir en six à huit mois pour toute une famille. Au-delà des démarches administratives, il propose également un accompagnement pour la recherche d’emploi, le logement et la scolarisation. «Beaucoup de Mauriciens veulent partir au Canada», constate-t-il, précisant que les salons de l’emploi sont devenus un lieu privilégié pour répondre aux nombreuses interrogations sur les perspectives de vie à l’étranger.
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