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La Mivoie
Joanna Bérenger réclame des réponses sur les risques d’inondation et la planification
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La Mivoie
Joanna Bérenger réclame des réponses sur les risques d’inondation et la planification
«La zone où seront construites les 24 villas et qui est inondée à chaque grosse pluie», dit Joanna Bérenger.
La députée du Fron Militan Progresis (FMP), Joanna Bérenger, ne veut pas que le dossier de La Mivoie, à Rivière-Noire, soit réduit à une simple querelle politique. Réagissant aux explications du ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, elle maintient ses interrogations sur les risques d’inondation, la sécurité et la planification autour de plusieurs projets immobiliers et sportifs.
Rajesh Bhagwan avait indiqué hier qu’une visite de terrain effectuée le 25 septembre n’a pas permis d’identifier de zone humide répertoriée sur les trois sites concernés. Selon le National Parks Conservation Service (NPCS), la Rivière-Noire se trouve à environ 50 mètres des deux premiers sites et à une centaine de mètres du troisième. Le ministre précise également qu’aucune autorisation environnementale n’a été délivrée pour les projets concernés. Pour le projet de 45 logements, une demande de permis est toujours à l’étude et le ministère prévoit de demander un «Preliminary Environmental Report» (PER).
Il faut un «Strategic Environmental Assessment»
Mais ces explications ne convainquent pas Joanna Bérenger. Elle insiste sur une distinction qu’elle juge essentielle : «J’ai parlé de zone inondable», et non uniquement de zones humides. Selon elle, les terrains destinés aux courts de padel et de tennis, au club-house, ainsi qu’aux blocs d’appartements et aux villas, sont régulièrement inondés lors de fortes pluies.
La députée soulève également la question de la disparition progressive des zones tampons naturelles. Construire en bordure de rivière, soutient-elle, pourrait accroître les risques pour les secteurs environnants en réduisant les espaces capables d’absorber les eaux.
Joanna Bérenger demande surtout des explications sur la cohérence des décisions administratives. Elle rappelle que certains terrains auraient auparavant été refusés à la conversion en raison de leur caractère «flood prone area». Elle questionne aussi la coordination entre les autorités, notamment après les déclarations du président du conseil de district de Rivière-Noire sur les «clearances» nécessaires avant l’octroi d’un permis.
Pour elle, l’enjeu dépasse donc le seul projet : c’est une «Strategic Environmental Assessment» (SEA) de l’ensemble du développement de La Mivoie qu’il faut envisager.
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