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De l?île Maurice à Hollywood, il n?y a qu?un pas.
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De l?île Maurice à Hollywood, il n?y a qu?un pas.
C?est un jeune homme qui se passe de commentaires. Pas d?esbroufe, mais des faits qui parlent d?eux-mêmes. Il a réalisé un exploit, un vrai ! Celui qui a des allures de rêve fou, fou, fou. Hans Lowtoo sera courant 2008, aux côtés de Steven Strait et Camilla Belle, les têtes d?affiche de 10 000 B-C, le nouveau film à grand spectacle de Roland Emmerich, réalisateur émérite, à qui l?on doit notamment Godzilla, Le jour d?après, Independence Day, pour ne citer que ceux-là.
A seulement 28 ans, Hans Lowtoo se taille un parcours atypique dans les dédales du cinéma le plus puissant du monde à la seule force de son travail. Après deux ans passés à apprendre les rouages du métier d?acteur au City Varsity Film Tv and Multimedia School de Cape Town en Afrique du Sud, il s?approprie les services d?un agent très spécial. A l?affût des opportunités, celle-ci, une certaine Negava Norval, lui décroche un casting sur le prochain Emmerich, sous le nom exotique de «Hansraj».
Sollicité sur le casting, il fait mouche et décroche l?un des rôles de chasseur de mammouth. « Je n?ai jamais eu la sensation que j?accomplissais quelque chose d?extraordinaire, mais uniquement la sensation de toucher mon rêve du doigt. La télévision et le cinéma m?ont toujours fasciné. J?ai toujours trouvé cela incroyable qu?un écran puisse toucher autant de monde.»
10 000 B-C s?attachera à la survie d'un héros de 21 ans au sein de sa tribu, entre chasse au mammouth et nomadisme, quelque cent siècles avant Jésus-Christ. Six mois de tournage, de la Nouvelle-Zélande au désert de la Namibie, en passant par Cape Town, et voilà la carrière d?acteur de Hans Lowtoo lancée sur les chapeaux de roues.
Une équipe de huit cents personnes. Un tournage en pleine nature, sous un ciel enneigé, ou au c?ur du désert brûlant de Swakopmund, en Namibie. « Ce qui a été déterminant, c?est mon physique. Ils recherchaient des comédiens en parfaite santé, capable de courir dans la neige et supporter la chaleur du désert de la Namibie. » A raison de 10 à 15 heures de tournage par jour, Hans Lowtoo n?a jamais craqué.
<B>«J?ai besoin de gagner ma vie»
En accord parfait avec les exigences de Roland Emmerich il a fait ses premières armes la tête haute. « J?ai appris la discipline et le respect de l?autre. Hollywood c?est d?abord le business, c?est une industrie qui roule avec de gros sous. C?est un monde fascinant, avec beaucoup de paraître. C?est rose et vide. Il faut rapidement apprendre à jouer le jeu. Reste l?art de faire du cinéma, avec des moyens conséquents certes, mais faire de l?art quand même, » explique le jeune homme.
Il s?est donc rapidement pris au jeu, croquant son personnage de nomade avec rigueur et sérieux. Habillé en peau d?animal, avec des dreadlocks et des bottes également en peau, Hans Lowtoo a fait revivre la pré-histoire face à la caméra du réalisateur allemand. Avec son sourire d?ange, ce jeune homme semble ne pas avoir conscience du chemin qu?il a déjà parcouru, un an seulement après avoir quitté son école du cinéma.
« Je suis heureux. Je me dis que j?ai de la chance. Cela dit, c?est arrivé après de longs mois de recherche passer à trouver un agent qui a bien voulu d?un petit Mauricien ! »
Avec infiniment de retenue, Hans Lowtoo ne s?extasie pas non plus de la quantité de publicités qu?il a tournées pour de nombreux produits de consommation. Son physique avantageux lui a certes ouvert des portes, son côté exotique a de quoi plaire, mais il reste lucide sur la suite de sa carrière.
«Pour l?instant, je ne suis pas en mesure de refuser quoi que ce soit. J?ai besoin de gagner ma vie et de faire ce métier que j?aime passionnément. On verra bien pour la suite des événements. »
Malgré sa réserve, la suite est déjà entamée. Deux projets d?envergure l?attendent dès son retour dans son appartement de Cape Town : un rôle dans Les deux mondes de Daniel Cohen, aux côtés du non moins célèbre Benoît Poolveorde et une série télé, dans laquelle il sera un héros romantique, en attendant d?être confronté au regard des critiques américaines pour l?avant-première de 10 000 B-C, courant 2008.
Avec cette féroce envie de réussir, moitié débrouillardise, moitié talent et acharnement, Hans Lowtoo a su se glisser au premier rang d?une immense distribution américaine. Lui qui rêve de tourner dans un film de Pedro Almodovar et qui a fait sa première télé à l?âge de douze ans, dans Le kiosque aux enfants de Marie-Michèle Etienne, est en train d?écrire son fabuleux destin. La partie est lancée. Gageons qu?elle ne s?arrêtera pas là !
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