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Messe du tourisme
Une rencontre, un partage et une mission
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Messe du tourisme
Une rencontre, un partage et une mission
La messe du tourisme, célébrée ce jeudi, au Quartier des Serres, à Mapou, a réuni travailleurs, entrepreneurs et responsables du secteur.
À l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, une messe a rassemblé ce jeudi les acteurs du secteur au Quartier des Serres, Labourdonnais, à Mapou. Dans son homélie, le père Georgy Kenny a plaidé pour un tourisme «à visage humain», fondé sur l'écoute, le partage et le respect de chacun. **Il a d'abord salué tous ceux qui font vivre le secteur : employés d'hôtels, hôteliers, entrepreneurs, guides, chauffeurs, restaurateurs, artisans, pêcheurs, ainsi que les responsables des services publics. Il a eu une pensée particulière pour les travailleurs étrangers, devenus «une partie de notre société mauricienne» et qui contribuent, par leur travail, à l'accueil réservé au monde. Le tourisme fait certes vivre des familles, crée des emplois et fait connaître l'île, a-t-il rappelé, «mais il est d'abord, selon lui, une affaire de rencontre entre des personnes.
Le père Kenny a cité la lettre pastorale de Mgr Jean Margéot, il y a plus de trente ans, qui posait déjà ce principe : «Le touriste n'est pas un portefeuille à plumer, mais une personne à rencontrer.» Rencontrer, a-t-il insisté, suppose d'écouter : le visiteur et ses attentes, le travailleur qui se lève tôt, le salarié étranger éloigné des siens, les familles des régions côtières, les jeunes en quête d'emploi. Sans oublier le lagon, les plages et les forêts qui font la richesse de l'île.
L'écoute doit déboucher sur un partage, a-t-il poursuivi : mettre en commun les expériences de formation, les initiatives en faveur des jeunes et la préservation de l'environnement. Il a évoqué le message du Dicastère pour le service du développement humain intégral, qui invitait en 2022 à «repenser le tourisme» : respect des droits des travailleurs, protection de la dignité de chacun, répartition équitable des fruits de l'activité.
La mission de prendre soin
Il faut d’abord s’occuper du visiteur, d'abord, accueilli comme un étranger ; de la dignité des travailleurs, ensuite : conditions de travail, juste rémunération, repos, sécurité, vie familiale, en particulier, des nombreux employés migrants ; de l'environnement, enfin, à recevoir «comme un don» et à transmettre «comme un héritage». Le tourisme durable, a-t-il souligné, n'est pas qu'une question économique ou écologique, mais une responsabilité envers les générations futures.
Le père Kenny a aussi rappelé les propos du pape Léon XIV, à Lampedusa, le 4 juillet 2026, qui invitait à dépasser un tourisme réduit au divertissement, pour que ceux qui viennent se reposer repartent «plus humains». Un message qui, a-t-il estimé, résonne à Maurice, île qui accueille des hommes et des femmes venus de partout. Il a résumé son propos en trois verbes : écouter, discerner, prendre soin. Pour que le tourisme soit «une rencontre où chacun est écouté, un partage où chacun est respecté, une mission où chacun est appelé à prendre soin.»
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