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Portrait croisé
Cécile–Céline : La complicité comme arme
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Portrait croisé
Cécile–Céline : La complicité comme arme
À droite Cécile, à gauche Céline : sur le terrain comme en dehors, les jumelles avancent avec cette complicité qui accompagne leur histoire sportive depuis l’enfance.
Pour les différencier sur un terrain de padel, il existe une astuce toute simple : regarder la main qui tient la raquette. Céline Desvaux de Marigny est gauchère, Cécile Park droitière. Jumelles, sportives depuis l’enfance et partenaires sur le terrain, elles ont fait de leur complicité une véritable force. À La Réunion, les deux sœurs réalisent ensemble un objectif qu’elles poursuivent depuis deux ans : défendre les couleurs de Maurice à l’Island Padel Cup.
Cécile a simplement pris une petite longueur d’avance. Une année, précisément. Les premiers terrains de padel ayant ouvert dans le nord de l’île, elle a eu l’occasion de découvrir la discipline avant sa sœur. Céline finira forcément par la rejoindre.
Chez elles, le sport s’est rarement conjugué au singulier. «On a toujours pratiqué les sports de raquette ensemble. Tennis, beach-tennis… On a toujours tout fait ensemble et on partage une grande complicité.»
Plus agressive et portée sur la prise de risques, Cécile Park cite notamment la chiquita parmi les coups qui caractérisent son jeu.
Le padel devient ainsi une nouvelle aventure commune. Et lorsqu’on leur demande ce qui explique aujourd’hui que leur association fonctionne, la réponse tient en deux mots : « Notre complicité. »
Une gauchère, une droitière
Il suffit pourtant de leur mettre une raquette entre les mains pour trouver une différence évidente. Céline est gauchère. Cécile est droitière. Une particularité qui ne sert pas uniquement à reconnaître les jumelles. Elle influence directement leur manière d’occuper le terrain. «Cela établit notre positionnement et ça nous donne une force que les adversaires n’ont pas.»
Leurs tempéraments font le reste. Céline est légèrement plus calme. Cécile, plus agressive, est aussi celle qui prend davantage de risques. Lorsqu’elles doivent résumer leur jeu, les réponses confirment cette différence : «Céline, la défense. Cécile, la chiquita, ce petit coup placé dans les pieds des adversaires au filet.»
Gauchère et légèrement plus calme que sa sœur, Céline Desvaux de Marigny fait de la défense l’un des points forts de son jeu.
Même chose lorsqu’elles parlent de la principale qualité de l’autre. Céline choisit l’attaque de Cécile. Cécile retient «l’effet de gauchère» de sa sœur. Deux jeux différents, mais une compréhension presque instinctive. «On se connaît tellement bien que ça nous donne un avantage.»
«Rien ne nous agace chez l’autre»
C’est peut-être leur réponse la plus étonnante. Parce qu’elles sont jumelles et partenaires, on pourrait imaginer les reproches plus faciles lorsqu’un match se tend. Chez elles, ce serait plutôt l’inverse. «On pardonne davantage et on s’accepte plus facilement.»
Et lorsqu’on cherche malgré tout le petit défaut de l’autre, celui qui ressort après une faute évitable ou un point mal négocié, elles refusent de mordre à l’hameçon. «Ça peut être difficile à croire, mais rien ne nous agace chez l’autre. On s’accepte entièrement.»

Elles ne se considèrent pas non plus comme de mauvaises perdantes. Jouer séparément ? Bien sûr. Toutes deux savent évoluer avec d’autres partenaires. Mais une chose change immédiatement. «On s’adapte, mais la complicité n’est pas la même»
Encore elle.
Leur «fighting spirit» Pour comprendre ce que cette association peut produire lorsque le match devient difficile, les jumelles citent le M500 de Terres Brunes. «Ce M500 a bien montré notre fighting spirit.» Cette capacité à se battre ensemble, elles veulent désormais la mettre au service de Maurice. Car l’Island Padel Cup n’est pas un rendez-vous qu’elles ont découvert au moment de l’annonce de la sélection. Elles le visaient depuis longtemps.
«L’Island Cup est notre objectif depuis deux ans. On s’est entraînées pour ça.» Deux années de travail avec la même cible. Alors lorsqu’elles ont appris qu’elles étaient toutes les deux retenues dans Team Mauritius, la réaction a été beaucoup plus spontanée que solennelle : «Trop contentes !»
«On y croit»
À La Réunion, l’histoire prend forcément une autre dimension. Les deux sœurs ont déjà partagé les sports de raquette, les entraînements, les compétitions et les victoires. Elles partagent maintenant le même maillot national. «Ça renforce encore plus notre complicité.» Trois mots leur suffisent pour résumer l’état d’esprit de Team Mauritius : «On y croit.»

Et lorsqu’on leur demande comment elles aimeraient voir se terminer cette première Island Padel Cup vécue ensemble, leurs réponses ne divergent toujours pas. «Gagner la finale.»
Cécile à droite, Céline à gauche. Deux façons de jouer, mais, jusqu’au bout, une seule direction.
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