Publicité
Le verbe du sitar
Il est parmi les rares musiciens à avoir appris le sitar dans les trois principales institutions de musique de l?Inde. Cela lui a permis de se forger une identité musicale qui le distingue des autres. Récoltant des critiques dithyrambiques lors de ses prestations, le professeur de musique du département d?instruments de musique de Rabindra Bharati University est, depuis plusieurs années, un musicien sollicité pour des concerts aux quatre coins du globe. Il a posé ses sitars dans de grands festivals européens, étasuniens et africains.
La musique est une affaire de famille chez les Bandopadhyay. Son père était d?ailleurs sitariste. «Mais, il ne voulait pas que je devienne musicien. Il a toujours voulu que je sois un scientifique. Ce fut alors comme un défi pour moi de faire le contraire,» explique-t-il. Si à l?âge de six ans, il ne jouait de cet instrument que par curiosité, il se concentra sur le sitar des années plus tard.
<I>«Mais, il ne voulait pas que je devienne musicien. Il a toujours voulu que je sois un scientifique. Ce fut alors comme un défi pour moi de faire le contraire.»</I>
«Je me suis aussi mis à faire du vocal. Le sitar, j?ai eu l?occasion de l?apprendre de diverses façons avec différents maîtres, notamment le guru Pt. Bimalendu Mukherjee,» relate le sitariste. A ce jour, il compte près de sept disques à son actif, dont le dernier a été récemment lancé. Soif de nouvelles sonorités et de nouvelles influences, il s?est dit impressionné par le mélange de son entre l?Orient et l?Occident ainsi qu?africain que distille la musique mauricienne.
«J?ai été très frappé par le spectacle Unisson, présenté la semaine dernière au MGI. C?était un tableau sonore captivant. Une fusion de très grande qualité,» souligne Sanjoy Bandopadhyay.
Parlant de son approche musicale, il explique qu?il travaille souvent sur les expérimentations. Des mélanges de sonorités de la musique traditionnelle et culturelle de l?Inde. Des mariages inédits pour trouver un nouveau langage musical. Très fluide, mélodique et harmonieuse, il fait une combinaison du «raga» et les sonorités d?ailleurs. «Je travaille sur la lecture du langage musical.»
Pour son spectacle du 8 juillet, il avoue ne rien avoir prévu. Il préfère fonctionner à l?instinct, au «feeling». Ma musique sera en harmonie avec l?ambiance qui se dégagera au moment du concert. «Il n?y a rien de préfabriqué, c?est au feeling que je donne sens à ma musique.»
Après Maurice, le sitariste retournera en Inde avant de s?envoler pour l?Afrique du Sud où il sera en résidence et en concert, du 27 juillet au 11 août, dans trois universités du pays, notamment The University of South Africa, University de Cape Town et Rhodes University. Puis, il proposera une série de concerts aux Etats-Unis du 26 septembre au 15 octobre.
Publicité
Publicité
Les plus récents