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La santé par les huiles essentielles

28 juin 2008, 00:00

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Si Jacqueline Azémar a posé ses valises à Maurice, il y a deux mois, c?est pour faire découvrir aux Mauriciens et touristes de passage la «nouvelle» aromathérapie. Pharmacienne et aromatologiste, elle a souhaité mettre ses «25 ans de savoir-faire européen au service de l?océan Indien». Faire découvrir l?aromathérapie scientifique à travers «ses» huiles essentielles.

Utilisées pour l?aromathérapie scientifique, ces huiles servent surtout à soigner. Jacqueline Azémar les reçoit du monde entier. «Nous recevons régulièrement des échantillons que nous analysons dans notre laboratoire de Bell-Village. Si nous sommes satisfaits, nous en commandons et nous faisons nous-mêmes notre formule», explique Jacqueline Azémar. Leur «mélange» qui est, dit-elle, reconnu pour ses bienfaits.

A la menthe, elle aura ajouté du poivre. Un savant mélange dont une seule goutte sur les tempes peut faire disparaître une migraine persistante. Vous êtes somnolent : humez-en un soupçon et cela vous donnera un coup de fouet. Idem pour la nausée et le mal du transport.

Si les huiles essentielles de Panacea Pharma sont en vente depuis hier au Wellness Festival, au Freeport à Mer Rouge, elles ne seront disponibles dans les pharmacies du pays que d?ici une semaine. «Elles seront aussi mises en vente dans des magasins de produits naturels et exportées vers les pays de la SADC et vers l?Europe», explique Jacqueline Azémar.

D?ici quelque temps, Panacea Pharma commercialisera aussi des baumes, des gels et les lotions externes pour soigner divers maux tels douleurs musculaires, problèmes de circulation, toux. Tous ceux amenés à vendre ces huiles recevront une formation car mal utilisées, les huiles essentielles peuvent se révéler néfastes. Même si les 38 différentes huiles qu?elle vendra à Maurice sont d?«usage courant, pas dangereux et faciles à utiliser».

Car l?aromathérapie, comme le souligne Jacqueline Azémar, est une «médecine à part entière». «Il ne s?agit pas d?une médecine douce. Il s?agit davantage d?une médecine basée sur une connaissance traditionnelle et scientifique des plantes aromatiques pour traiter, soigner et prévenir les maladies humaines.»

Mais elles ont beau être «essentielles», ces huiles ne se suffisent pas à elles-mêmes pour autant. Car dans les huiles essentielles, il n?y a ni vitamines, ni sucres, ni minéraux, protéines ou triglycérides. «Si une personne est fatiguée à cause d?une carence en vitamine C, cela ne sert à rien de lui donner des huiles essentielles, elles ne contiennent pas de vitamines. Cela n?aura aucun effet sur sa condition».

Jacqueline Azémar est d?avis qu?il ne faut pas modifier la constitution des huiles essentielles. «C?est un ensemble de molécules qui doit rester tel quel.» Elle ajoute qu?il est aussi très important de définir les critères d?identification et de qualité optimale des huiles essentielles. «Si on ne sait pas de quelle espèce il s?agit, de quelle partie de la plante a été extraite l?huile, de son origine géographique, si elle est sauvage ou sous culture, on ne pourra pas l?utiliser comme il le faudra», explique Jacqueline Azémar. Elle en veut pour preuve le fait que si la lavandula officinalis (lavande) est apaisante, la lavandula spica est, elle, tonifiante.

Les huiles essentielles peuvent soit s?appliquer sur la peau, être humées ou absorbées par voie buccale. A chaque huile son mode d?emploi. Si certaines huiles ne peuvent être ingérées, d?autres sont irritantes pour la peau.

Quant au prix, il varie selon l?huile essentielle. Cela varie de Rs 185 à monter. Un flacon de 10 ml de thym à linalol, utilisé pour les enfants, est vendu à Rs 690. Mais Jacqueline Azémar soutient qu?un tel flacon peut durer un an, voire deux. Au Wellness festival ce week-end, elle en parlera lors d?une conférence aujourd?hui et demain de 11 heures à midi.

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