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Arnaque et pigeon

27 juin 2008, 00:00

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Un arnaqueur évite les agressifs.

Et encore plus les agressifs armés. Solal a oublié cette règle. Résultat, il est mort, assassiné par un mauvais perdant. L?affaire aurait dû en rester là. Mais Solal a un frère : Cash, qui a décidé de le venger. A sa manière. En élaborant une arnaque de haut vol.

Toutefois, l?adversaire est sur ses gardes. Cash et ses amis se sont peut-être attaqués à plus fort qu?eux... Dans ce genre d?opération, les alliances se font et se défont, les complices sont parfois des traîtres et les traîtres des complices. A la fin, une seule chose compte : qui est le pigeon ?

Eric Besnard écrit d?habitude ses films en s?appuyant sur ses références de spectateur. Pour Cash, il souhaitait retrouver les sensations éprouvées en voyant un certain cinéma de la fin des années 60. «Un cinéma où les personnages étaient à la fois intelligents et légers. Dans mes films de référence, bien sûr. L?arnaque, auquel la première scène rend un hommage distancié puisque dès le départ, mon intrigue prend une autre voie. Mais aussi tous les films où des héros prennent des risques sans perdre le sourire. Butch Cassidy et le Kid, L?Affaire Thomas Crown, etc. Mais je m?étais dressé un cahier des charges : aucune violence, de l?élégance et surtout une fin à la hauteur de la promesse. Je suis donc parti de la fin, en me disant que si je me lançais dans ce film-là, le dernier acte devait absolument être digne du suspense.»

Pour écriture son scénario, Eric Besnard s?est documenté sur le milieu de l?arnaque. «J?ai découvert une ou deux arnaques de référence citées dans le film, mais l?intrigue ne repose pas dessus. A défaut de découvrir une école d?arnaque, j?ai été conforté dans l'idée que c?est un métier ! Une profession qui a ses maîtres, ses codes, son jargon. Une profession dont les représentants ont tous un point commun. Un fort complexe de supériorité. Quand j?ai commencé, mon personnage principal était un jeune arnaqueur des rues amoureux d?une jeune femme alors qu?il est plus ou moins dans le collimateur de la police. Son futur beau-père demande à le suivre pendant 24 heures avant de lui accorder la main de sa fille. Le postulat marchait mais il m?emmenait vers une pure comédie. Et ça ne correspondait pas à ce que je voulais faire. Je cherchais quelque chose d?à la fois plus sophistiqué et plus pétillant. Le problème était de ne jamais tricher. De rester cohérent. Que chaque scène fonctionne en tant que telle, mais aussi à la lumière de la fin.»

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