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Une maison close dans un salon de massage
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Une maison close dans un salon de massage
La police a mis fin aux opérations illégales d?un salon de massage à Grand-Baie hier. Deux femmes ont été arrêtées lors d?une opération surprise effectuée par la Delta Squad. Elles comparaîtront au tribunal de Mapou ce matin sous une charge provisoire de «maintaining a brothel».
Les hommes du sergent Yogin Asyrigadoo avaient eu vent des opérations illégales du salon de massage depuis une semaine environ. Mais ce n?est qu?hier que les hommes du sergent Yogin Asyrigadoo montent l?opération. Les heures de surveillance en valent la peine. Le timing est parfait.
Les deux chambres du salon de massage sont perquisitionnées. Les enquêteurs découvrent deux femmes et deux hommes en pleins ébats. En voyant les policiers, ils s?emparent de leurs vêtements pour se rhabiller mais c?est trop tard.
«Pardon misie, les mo ale misie, mo pa abitye fer sa souvan mwa», aurait supplié une des femmes lors de son interpellation. Mais rien n?y fait.
Les lieux sont passés au peigne fin. Les enquêteurs trouvent et saisissent des sous-vêtements dans les chambres ainsi que des préservatifs, déjà utilisés, dans des poubelles.
Les quatre personnes sont ensuite conduites au siège de la Delta Squad à Piton. Interrogées, les deux femmes finissent par tout avouer. Les deux hommes étaient en fait des clients qui voulaient se faire masser. Mais elles auraient proposé autre chose que le massage? Et les deux clients auraient accepté volontiers.
<B>Troisième descente policière</B>
L?une des masseuses a été reconduite en cellule policière tandis que l?autre a été libérée sur parole après avoir consigné sa déposition en présence de son avocat, Me Dinesh Appajala.
Depuis hier après-midi, les hommes du sergent Yogin Asyrigadoo essaient d?entrer en contact avec le propriétaire du salon de massage mais en vain. «Nous nous intéressons de très près au propriétaire car ce n?est pas la première fois qu?il a eu des ennuis avec la police pour des délits similaires», confie une source proche de la Northern Division Police.
En effet, les opérations illégales de ce salon de massage commencent à faire du bruit à Grand-Baie. Les élus du village et les forces vives s?inquiètent et posent des questions sur la législation en vigueur.
«C?est la troisième opération policière depuis 2005 mais le salon continue à opérer. Qu?attendent les autorités pour prendre les sanctions plus efficaces ?»
Cette inquiétude est également partagée par Ravin Swambar, représentant du village au conseil des districts du Nord. Il estime que les autorités auraient dû s?assurer que ce salon de massage ne bascule pas dans le commerce du sexe. «Il faut être très vigilants quand on octroie des permis et doublement s?il s?agit d?un salon de massage car la tentation de faire de l?argent facile est grande.»
L?argent facile, c?est exactement ce qui attire de plus en plus de jeunes femmes et hommes à Grand-Baie. «Il y a de plus en plus de salons de massage qui se lancent dans des activités illicites à Grand-Baie, ajoute Ravin Swambar. Le plus grave c?est que nous sommes quasiment impuissants face à l?ampleur de ce fléau.»
Il explique que les conseillers des districts n?ont plus aucun contrôle sur l?octroi des permis commerciaux dans la région. «Nous ne siégeons plus dans le Licence and Permit Committee du conseil depuis quelque temps et on ne sait pas vraiment qui fait quoi.» Selon lui, une participation accrue des conseillers des districts et de village dans l?allocation des permis commerciaux permettrait d?avoir un meilleur contrôle «sur ces entreprises louches».
Ravin Swambar tempère toutefois ses propos. «Tous les salons de massage ne tombent pas dans le même panier.»
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