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Paul Bérenger craint un « Competition Bill » défaillant
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Paul Bérenger craint un « Competition Bill » défaillant
Le leader du MMM, Paul Bérenger, comme souvent, est en colère. Le point de presse d?hier n?y a pas fait exception. Délaissant cette fois les îles éparses, chères à son c?ur, Paul Bérenger s?est appesanti sur des sujets plus proches de nous.
Commentant la dernière ébauche du Competition Bill circulée au Parlement, le leader du MMM confie ne pas être convaincu par la qualité du projet de loi. Il dit craindre des risques de conflits entre la Competition Commission et les différents régulateurs, notamment dans le secteur bancaire et celui des technologies.
Il cite en exemple la législation en vigueur en Afrique du Sud qui est source de nombreux « cafouillages ». Situation qu?il affirme surveiller de près et sur laquelle il possède « enn tas dossier ».
Pour éviter une telle situation, Paul Bérenger prône la juste mesure. « Il ne faut pas avoir un Competition Bill hystérique, mais il ne faut pas non plus qu?il soit un bouledogue sans dents. » Et cet « équilibre », il dit l?avoir trouvé en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Citant l?exemple de ces deux pays, Paul Bérenger tient à faire ressortir qu?ils ont apporté à leur Competition Bill respectif une leniency policy. Cette disposition garantit l?immunité à toute entreprise souhaitant dénoncer des pratiques irrégulières. Et cela, même si elle y a joué un rôle actif. Son parti, assure-t-il, viendra avec un amendement en ce sens.
Dans un tout autre registre, Paul Bérenger, visiblement, en veut à l?Attorney General, Rama Valayden. Il décrie les propos « choquants » de ce dernier qui, dit-il, vient « justifier et excuser » l?agression dont a été victime Anil Bachoo au Parlement, le 24 août dernier. Et sans que l?on comprenne bien le lien entre les deux idées, le leader mauve cite les statistiques du Central Statistics Office faisant état de la hausse de la criminalité impliquant des? mineurs.
Mécontentement « généralisé »
Paul Bérenger en est certain, un mécontentement « généralisé » gagne le pays. Il veut pour preuve un sondage effectué par des officiers du National Security Service. Un mécontentement qui, affirme-t-il, trouve son origine dans la National Residential Property Tax (NRPT) et la taxe sur les intérêts bancaires.
Une situation que le MMM compte bien mettre à son profit en ne lésinant pas sur les promesses. Le « prochain gouvernement MMM », assure Paul Bérenger, abolira la NRPT et l?impôt sur les intérêts bancaires.
Rejoignant l?opinion formulée par Ashock Jugnauth, leader de l?Union nationale, Paul Bérenger se dit prêt à rembourser ceux qui auront payé la taxe résidentielle. Pour ce qui est des petits planteurs, il a déclaré son intention de « rétablir » des avantages, à savoir le non-paiement de la taxe sur les premières 60 tonnes de sucre. Des mesures qui, à n?en point douter, figureront en tête du prochain programme électoral du MMM.
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