Publicité

La cybercité fait le pari de devenir une ville ultramoderne

14 septembre 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une nouvelle ville avec une quarantaine d?immeubles opérationnels d?ici deux ans. A l?intérieur, plusieurs milliers d?employés, les yeux rivés sur l?écran et les doigts crépitant sur les claviers? Telle était l?ambition première de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) pour le triangle d?Ebène, mais elle ne s?arrête plus à cela. Car le propriétaire de la cybercité veut en faire une ville ultramoderne avec ses magasins de luxe, ses grands restaurants, ses cafés, son spa, son cinéma et ses multiples lieux de détente dont possiblement un bowling. Des négociations sont également en cours pour ouvrir un second supermarché qui viendra s?ajouter à celui de Way, qui s?y trouve déjà.

Et comme son nom l?indique, la cybercité devrait également être un haut lieu de la technologie, avec la connexion Internet à haut débit sans fil. Ce qui pourrait être proposé gratuitement. Des bornes WiFi pourraient ainsi être installées un peu partout, BPML estimant inconcevable qu?une connexion ne soit pas disponible? en pleine rue, dans une cybercité. Mauritius Telecom a déjà été approchée pour aider à l?élaboration de ce projet de connexion.

Tout cela fait partie du nouveau concept prôné par Dharam Naugah ? président de BPML, nommé le 1er juin dernier ? et ses collaborateurs. ?Nous pouvons créer facilement 15 à 20 000 emplois à Ebène. La plupart sont des jeunes qui gagneront beaucoup d?argent. L?industrie des technologies de l?information et de la communication roule 24 heures sur 24. Toutes les facilités doivent être offertes sur place. Les employés de la cybercité auront l?opportunité de se distraire sur place en toute sécurité?, indique Dharam Naugah.

<B>Comité de suivi</B>

Ebène se trouve également à la périphérie de plusieurs villes : Rose-Hill, Beau-Bassin et Quatre-Bornes. Réduit, Moka et Vacoas-Phoenix ne sont pas loin et comptent ensemble plusieurs centaines de milliers d?habitants. L?opportunité est trop grande pour être ignorée.

?Lorsqu?ils pensent à la détente, que ce soit en famille, entre amis ou seuls, nous voulons qu?ils pensent à Ebène. C?est également ça notre objectif?, ajoute le président de BPML.

Actuellement, une dizaine de bâtiments sont déjà opérationnels et une dizaine d?autres sont en cours de construction. Mais du côté de BPML, l?on estime que les choses ont déjà assez tardé jusqu?ici.

Alors que plusieurs compagnies ont reçu leur lopin de terre à bail en 2002 avec l?obligation contractuelle de démarrer les travaux dans les six mois, ils n?ont toujours pas posé la première pierre de leur édifice. ?Nous avons déjà trop attendu. Jusqu?ici, BPML a été gentille, mais c?est terminé. Ils ont quatre mois pour démarrer, sinon nous entamerons les procédures pour saisir les terrains?, déclare Dharam Naugah.

Un comité de suivi a été mis en place pour suivre l?évolution de la situation de près. Il interviendra dès que le délai est enfreint. Sauf en cas de force majeure. ?Je veux qu?Ebène devienne une ville dynamique pareille à la Silicon Valley d?ici 24 mois, qu?elle soit un deuxième centre économique après Port-Louis?, ambitionne le patron de BPML. En tout, Ebène comptera 200 étages et 3,5 millions de pieds carrés d?espace. Il devrait également abriter le bâtiment le plus élevé de Maurice, construit par la compagnie Gamma.

BPML a également proposé aux opérateurs qui vont ouvrir les chantiers très bientôt de réserver leur rez-de-chaussée à des magasins haut de gamme, restaurants ou autres. ?Leur réaction a été très positive.?

<B>Une ?parking tower? de 600 places</B>

Ainsi, le projet 4 towers du groupe Apavoo, qui devrait sortir de terre incessamment, aura également son espace commercial incluant probablement un cinéma.

Des pourparlers sont aussi en cours en vue de l?ouverture d?un spa, d?une piscine et un lieu de danse ouverts au public avec les promoteurs d?un hôtel en construction dans la cybercité. Et pour résoudre le problème de parking auquel est confronté la cybercité, BPML prévoit une parking tower comprenant 600 places. Un espace de détente pourrait également y être aménagé.

Par ailleurs, plusieurs options sont à l?étude pour éponger la dette de Rs 1,8 milliard de BPML. Parmi celles-ci, la possibilité de vendre 50 % d?actions, qui valent plus de Rs 200 millions et que détient cette compagnie dans le cybervillage, à parité avec la Mauritius Housing Company (MHC). Des négociations avec la MHC sont en cours en ce sens.

Publicité