Publicité
L?exécution de Saddam Hussein serait imminente
Par
Partager cet article
L?exécution de Saddam Hussein serait imminente
La Maison-Blanche s?attend à une exécution très prochaine de Saddam Hussein, «peut-être» dès aujourd?hui, a déclaré un haut responsable de l?administration américaine sous couvert de l?anonymat.
Ce responsable a dit avoir reçu des Américains à Bagdad des indications selon lesquelles «cela ne (serait) pas ce soir, heure américaine, ou demain, leur heure à eux, ce sera peut-être un jour de plus».
L?armée américaine, qui détient Saddam Hussein depuis décembre 2003, a demandé à ses avocats de venir chercher ses affaires personnelles, a indiqué hier à l?AFP l?un de ses avocats à Amman.
L?avocat, Khalil Doulaïmi, a ajouté qu?il n?avait pas encore été informé d?un éventuel transfert de Saddam Hussein aux autorités irakiennes, chargées de son exécution, dont la date n?est pas officiellement connue.
Il a précisé qu?on lui avait également demandé d?aller chercher les affaires personnelles du demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et également condamné à mort.
La justice irakienne a rendu public avant-hier l?arrêt rejetant l?appel de l?ancien président Saddam Hussein et ordonnant sa condamnation à mort par pendaison «jusqu?à ce que mort s?ensuive» pour «crime contre l?humanité», mais le gouvernement irakien garde un mutisme absolu sur l?application de la sentence. Saddam Hussein peut être pendu à tout moment d?ici à fin janvier.
Saddam Hussein avait été condamné à mort le 5 novembre par le Haut tribunal pénal pour l?exécution de 148 villageois chiites de Doujail (60 km au nord de Bagdad), dans les années 1980, en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.
Son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l?ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, avaient aussi été condamnés à la peine capitale.
Sans se prononcer sur la décision elle-même, la Maison-Blanche juge que la la condamnation à mort par pendaison de Saddam Hussein «fera date dans les efforts que mènent les Irakiens pour remplacer la loi d?un tyran par l?Etat de droit», et que l?ancien président a eu droit à un procès équitable.
Par ailleurs, George W. Bush a indiqué récemment qu?une décision finale sur une nouvelle stratégie en Irak était proche, après une réunion des plus hauts responsables américains dans le ranch présidentiel.
«Je fais de bons progrès vers un plan qui, croyons-nous, nous aidera à atteindre notre objectif», a déclaré M. Bush, apparaissant brièvement devant la presse après ces trois heures d?entretiens. «Nous avons davantage de consultations à mener», a dit M. Bush, malgré la pression des événements irakiens et de l?opinion américaine.
Un haut responsable de l?administration a refusé de dire si une augmentation des effectifs américains avait été évoquée lors de cette réunion, alors qu?il est question d?ajouter 15 000 à 30 000 hommes aux quelque 130 000 déjà déployés, dans l?espoir de rétablir la stabilité dans un pays au bord de la guerre civile.
Une telle mesure risquerait de rencontrer la réprobation de l?opinion et de la nouvelle majorité parlementaire démocrate, qui commence à siéger début janvier. Bush a sinon largement gardé le secret sur ses intentions, au risque d?impatienter les Américains.
Il a résisté pendant des mois à reconsidérer sa politique, malgré les mauvaises fortunes subies, la perte de bientôt 3 000 soldats américains depuis mars 2003 et les centaines de milliards de dollars engloutis sans perspective de sortie du conflit.
L?opposition croissante à la guerre en Irak et à la politique de M. Bush a fortement contribué à la «raclée» des républicains aux élections parlementaires du 7 novembre, selon son propre terme, subie par ses alliés républicains.
<B>Saddam a pu rencontrer deux de ses demi-frères en prison </B>
Saddam Hussein, condamné à la pendaison pour crimes contre l?humanité, a rencontré avant-hier dans sa prison de Bagdad deux de ses demi-frères et leur a remis des lettres pour sa famille, a annoncé l?un de ses avocats. A sa demande, l?ancien dirigeant irakien a pu s?entretenir avec Sabaoui et Watbane Ibrahim Hassan al Tikriti, qui ont eu la même mère que lui et sont également détenus par les Américains, a précisé l?avocat, Badie Aref. Ce dernier a précisé à Reuters que l?ancien raïs avait «très bon moral» et se préparait «à offrir sa vie à son pays en martyr».
L?avocat, citant des sources à la prison, a ajouté que Saddam était au courant de la confirmation en appel de sa condamnation à mort, bien que ses gardiens lui aient enlevé la radio qu?il avait depuis plusieurs mois. «Il avait très bon moral et il se prépare», a-t-il ajouté. «Il a dit à ses demi-frères qu?il était heureux de mourir des mains de ses ennemis, en martyr, au lieu de croupir en prison dans l?oubli.»
Publicité
Publicité
Les plus récents