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Questions à… Abdool Cader Kalla

9 novembre 2004, 00:00

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● Quelles priorités vous êtes-vous fixé en tant que nouveau président de l’Independent Broadcasting Authority (IBA) ?

Mon prédécesseur, Ashok Radhakissoon, a fait du bon travail. Je continuerai dans le même sens en prônant une politique d’ouverture. En premier lieu, il faudra renforcer la monitoring team, qui suivra les émissions. C’est l’essentiel. L’aspect technique est en place, il faut maintenant aborder le côté humain. Il faudra également mettre en place des balises puisqu’il n’y en a pas pour le moment. Si les limites ont été dépassées par les radios privées à plusieurs reprises, c’est qu’il n’y avait pas ces balises. Nous allons cependant le faire dans le consensus et le dialogue.

● Que voulez-vous dire par balises ?

Le Standards Committee a élaboré dans le passé un code d’éthique qui a notamment trait à la publicité et au type de langage utilisé. Ce code n’était pas encore en vigueur. Le plus difficile commence maintenant avec le démarrage du dialogue pour trouver un consensus sur ces sujets. Cela ne peut se faire dans la précipitation. L’IBA n’existe que depuis deux ans et demi. Il ne faut pas non plus attendre de miracle.

● C’est un défi de taille que vous vous apprêtez à relever. Pourquoi avoir accepté ce poste sensible et très exposé aux critiques ?

Je crois être à la hauteur de l’honneur que m’a fait le président de la République. Le président de l’IBA n’est pas seul pour diriger cet organisme. Il y a le conseil d’administration, le personnel et le directeur général, Pierre Ah Fat, qui a fait du bon travail jusqu’ici. Dans les grands pays, les organismes régulateurs ne sont pas si exposés. Ils n’ont qu’un simple rôle de régulation. A Maurice, l’IBA est encore assez méconnue par le grand public. Nous allons par conséquent essayer de faire son éducation pour faire connaître notre rôle.

● Se basant sur les événements récents, certains prétendent que l’IBA n’est pas si indépendante que cela. Que répondez-vous aux détracteurs ?

Je ne peux pas répondre à cette question parce que je viens tout juste de commencer. Le procédé de nomination du président de l’organisme qui doit se faire en concertation avec le leader de l’opposition montre toutefois que l’organisme jouit d’une indépendance vis-à-vis du pouvoir.

Propos recueillis par Patrick HILBERT

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