Publicité
Industrie sucrière
Les travailleurs saisonniers réclament une réponse sur leur avenir
Par
Partager cet article
Industrie sucrière
Les travailleurs saisonniers réclament une réponse sur leur avenir
Des travailleurs saisonniers de l’industrie sucrière ont manifesté devant le Parlement pour réclamer des réponses concernant leur «Welfare Programme».
Plusieurs travailleurs saisonniers de l’industrie sucrière étaient rassemblés devant le Parlement, hier, pour exprimer leur inquiétude face à l’absence de réponse concernant leur Welfare Programme. Sans emploi depuis le début de l’année et dans l’attente d’une décision gouvernementale, ces employés dénoncent une situation qui, selon eux, les plonge dans une profonde précarité.
Après plus de six mois d’attente, ils réclament des éclaircissements sur leur avenir et sur les aides financières qui leur avaient été annoncées.
Parmi les manifestants figurait Rajiv Ramnarain, employé d’Agriterra, qui affirme que les travailleurs avaient accepté de rester chez eux à la demande des autorités afin de pouvoir bénéficier du programme d’aide. «Le gouvernement nous a demandé de rester à la maison, sinon nous ne recevrions pas notre allocation. Nous avons accepté, mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu», explique-t-il. Cette attente prolongée placerait de nombreuses familles dans une situation financière extrêmement difficile.
Rajiv Ramnarain indique également que les travailleurs ne savent toujours pas s’ils bénéficieront effectivement du Welfare Programme ou s’ils devront reprendre une activité professionnelle. «Depuis janvier jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons obtenu aucune réponse. Nous voulons simplement savoir si nous sommes éligibles ou non. Si nous ne le sommes pas, qu’on nous le dise clairement», lance-t-il. Cette absence de communication entretient un climat d’angoisse. «Nous avons des responsabilités, des épouses, des enfants. Nous ne pouvons pas rester à attendre indéfiniment sans revenu», déplore-t-il.
L’employé souligne également que plusieurs travailleurs ont renoncé à chercher un emploi afin de respecter les consignes qui leur avaient été données. Aujourd’hui, ils se retrouvent sans salaire et sans allocation. «Nos femmes travaillent pour faire vivre la famille. C’est une situation honteuse pour nous», confie-t-il, visiblement ému.
Même constat de Dominique Duval, autre employé de l’industrie sucrière. «Le gouvernement nous fait subir une grande injustice», affirme-t-il. Il rappelle que cela fait déjà six mois que les travailleurs concernés sont restés chez eux sans activité. «Tout le monde sait que les prix ont augmenté. Pendant ce temps, nous sommes à la maison, sans travail et sans savoir si nous recevrons notre argent», explique-t-il.
Les manifestants estimant que cette incertitude ne peut plus durer, demandent donc au gouvernement de répondre rapidement et officiellement afin que les travailleurs puissent prendre les décisions nécessaires pour assurer l’avenir de leurs familles.
Interpellé par la députée de l’opposition, Joanna Bérenger, lors des Adjournment Matters, le ministre du Travail, Reza Uteem, a indiqué que le gouvernement avait obtenu un avis juridique du bureau de l’Attorney General selon lequel les employés concernés étant sous contrat à durée déterminée (fixed-term contract), ne sont donc pas éligibles au Transitional Unemployment Benefit.
Publicité
Publicité
Les plus récents