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«Un CP suppléant peut prendre des décisions», dit Ramgoolam
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«Un CP suppléant peut prendre des décisions», dit Ramgoolam
Le quartier général (QG) de la police, aux Casernes centrales, est dans l?expectative en ce qui concerne le retour du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh au pays. Le commissaire, qui devait rentrer hier, a repoussé son retour pour le début du mois de mars en raison de problèmes de santé.
Au QG, on évite de faire des commentaires sur la question. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a déclaré, au cours d?une cérémonie d?ouverture d?une école pré-primaire à Cité Florida, Baie-du-Tombeau : «Un commissaire de police par intérim a le droit de prendre des décisions.»
Des proches de Dhun Iswar Rampersad, l?adjoint au commissaire de police, qui assume la suppléance, soutiennent qu?il attendait hier la passation (hand-over) du fait que le CP devait regagner le pays hier. Les récentes mesures prises par le suppléant visent à rendre les policiers plus efficaces. Ces mesures, disent-ils, ne voulaient aucunement embarrasser le titulaire, mais, au contraire, aider au bon fonctionnement des forces de l?ordre.
A Baie-du-Tombeau hier, Navin Ramgoolam n?a pas manqué d?évoquer les événements internes aux Casernes centrales, mais qui provoquent toutefois un intérêt national. Il a déclaré : «Quand une personne est malade et qu?elle est en congé, il y a une personne qui assure la suppléance. Les gens ne comprennent pas qu?un ministre par intérim, par exemple, est le ministre quand il assume cette suppléance. C?est lui qui décide et il a le droit de prendre des décisions. Un commissaire de police par intérim a le droit de prendre des décisions. Et d?ailleurs, j?avais mis le commissaire de police au courant des réformes structurelles dans la police. Je ne veux pas attendre qu?il revienne pour appliquer ces mesures.»
Dans l?entourage du commissasire Gopalsingh, on déclare que le principal concerné s?était fait admettre dans un centre hospitalier de New Delhi où il a subi une intervention chirurgicale à l?abdomen. Cette opération, dit-on, ne peut être faite à Maurice. Les choses se sont bien passées, le commissaire avait même quitté l?hôpital lundi pour regagner sa chambre d?hôtel.
Climat malsain</B>
Il s?apprêtait à retourner au pays mais il y a eu des complications postopératoires et il a été à nouveau admis à l?hôpital pour une nouvelle intervention chirurgicale. Les médecins ont informé ses proches de son état de santé qui s?améliore. Toutefois, il reste en observation pour quelque temps.
Après ces deux semaines de remous à la police, tout semble indiquer que le commissaire Gopalsingh reprendra son poste à son retour. D?ailleurs, fait-on ressortir, aussitôt qu?il foulera le sol mauricien, il sera de nouveau le commissaire de police, même s?il est souffrant et qu?il doit rester chez lui.
Dhun Iswar Rampersad, l?adjoint, a, dans une confidence faite à ses proches collaborateurs, émis la même opinion. Il attendait hier le retour du commissaire pour faire la passation.
Certains n?hésitent pas à dire qu?un climat malsain s?est installé dans les services de police depuis quelque temps. Un petit groupe, dit-on, voulait en tirer profit de la situation. Alors que les rumeurs ne cessaient d?alimenter les conversations que le commissaire Gopalsingh était sur le départ, certains tentaient de se rapprocher du suppléant, sans manquer de critiquer la manière de faire du titulaire.
Ceux-là, affirment ceux proches du commissaire Gopalsingh, «pou bizin atann enkor».
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