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Santé publique

La médecine d’urgence veut une meilleure reconnaissance

23 août 2026, 12:00

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La médecine d’urgence veut une meilleure reconnaissance

■ Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a réaffirmé l’engagement de son ministère à renforcer la prise en charge des urgences et traumatismes dans les hôpitaux publics. © Aurélio Prudence

Le service d’aide médicale urgente (SAMU), implanté à Maurice depuis 1997, veut aujourd’hui renforcer sa place dans le système de santé. À l’occasion de la première conférence consacrée à la médecine d’urgence, les professionnels du secteur ont plaidé pour une meilleure reconnaissance de cette spécialité et une organisation renforcée des soins d’urgence dans les hôpitaux publics. Cette première édition, qui se tient ce week-end à l’hôtel Shandrani Resort & Spa, est le fruit de plusieurs mois de préparation. Les organisateurs ont tenu à saluer le soutien du ministère de la Santé et la présence du ministre Anil Bachoo, tout en mettant en avant les projets engagés ces dernières années dans la prise en charge des urgences, notamment à travers les Trauma and Emergency Units dans plusieurs établissements régionaux.

Une prise en charge selon la gravité

La médecine d’urgence spécialisée a toutefois connu une évolution plus récente à Maurice. Ce n’est qu’en 2021 que les premiers groupes de médecins urgentistes spécialistes ont été reconnus par le Medical Council. Depuis, une prise en charge spécialisée 24/7 a progressivement été mise en place. Les professionnels souhaitent désormais aller plus loin. Ils demandent notamment au ministère de formaliser la médecine d’urgence comme nouvelle spécialité afin de permettre son intégration dans les recrutements prévus en 2026. L’objectif est également de réorganiser les départements d’urgence en unités spécialisées, conformément à l’orientation annoncée dans le Budget 2024-2025.

Le ministre Anil Bachoo a, pour sa part, souligné le rôle essentiel des médecins urgentistes dans la sauvegarde de vies humaines. «Mon ministère est déterminé à renforcer la prise en charge des urgences ainsi que les unités de traumatologie et d’urgence», a-t-il déclaré, en rappelant que des structures existent déjà notamment à l’hôpital de Flacq et à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Il a insisté sur l’importance d’une organisation permettant la prise en charge des patients selon la gravité de leur état, plutôt que selon leur ordre d’arrivée. Un système qui, selon lui, permet une intervention plus rapide pour les cas critiques, une meilleure circulation des patients et une utilisation plus efficace des ressources disponibles.

La conférence se veut également un espace d’échange entre médecins urgentistes, spécialistes, anesthésistes et autres professionnels impliqués dans la chaîne des soins. Accidents de la route, infarctus, traumatismes ou autres situations critiques exigent une coordination rapide et une équipe formée à intervenir dans les premières minutes.

Le ministre dit vouloir poursuivre le développement des compétences et la formation du personnel, parallèlement au renforcement des unités d’urgence dans les hôpitaux régionaux. La conférence marque ainsi une nouvelle étape pour une discipline appelée à occuper une place croissante dans le système de santé mauricien. L’enjeu : mieux structurer les urgences pour intervenir plus rapidement lorsque chaque minute peut faire la différence.

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