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Assemblée générale

MASA : que la scène ne devienne pas un ring

2 octobre 2026, 16:00

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MASA : que la scène ne devienne pas un ring

■ Joëlle Coret appelle au dialogue avant une assemblée générale qui s’annonce tendue.

Qu’est-ce qui sera de sortie à 10 heures, le dimanche 4 octobre, au collège Bon et Perpétuel Secours, à Beau-Bassin ? Des rimes ou des poings fermés ? Prendra-t-on connaissance de la situation financière d’une institution ou l’occasion sera-t-elle transformée en règlement de comptes ? Réponses dimanche, à l’issue de l’assemblée générale (AG) annuelle de la Mauritius Society of Authors (MASA). Il s’agit de la première AG de Joëlle Coret en tant que présidente de la MASA. Nommée en novembre 2025, cela ne fait pas encore un an qu’elle occupe ce hot seat. Son prédécesseur sera resté en poste un peu plus de six mois.

Dans les milieux concernés, des indications qu’un courant de contestation va s’exprimer lors de l’AG circulent. Les appels seraient lancés via une messagerie, où une liste de noms de membres de la MASA aurait été rendue publique, à l’insu des personnes concernées.

Gérard Louise, directeur de la MASA, confirme que l’institution a reçu une plainte d’un ayant droit concernant la divulgation d’une liste de membres de la MASA. «Nous attendons la décision du board pour savoir si l’affaire ira au Data Protection Office.» La prochaine réunion du board est prévue pour le 14 octobre. «C’est le board qui est l’instance suprême, pas l’assemblée générale.» L’AG de la MASA n’est pas une instance décisionnelle. C’est le board – avec une majorité de représentants de l’État – qui décide de la marche à suivre par la MASA. L’AG annuelle est l’occasion pour le board de présenter l’état des lieux financier 2025-2026 et les activités organisées, avant d’écouter les observations des full-fledged members.

Pour sa part, Joëlle Coret affirme qu’elle reste concentrée, tout en multipliant les appels au dialogue pour l’avancement de la société des droits d’auteur. Ce serait dommage, déplore-telle, que certains en profitent pour reprocher à l’actuel conseil d’administration des décisions prises par d’anciens boards.

«L’assemblée générale doit être une opportunité de construire, pas de détruire», affirme la présidente, qui a fait un vibrant plaidoyer en faveur de la responsabilité collective et du respect du cadre institutionnel. Non sans rappeler que l’AG n’est ouverte qu’aux full-fledged members de la MASA, c’est-à-dire ceux qui perçoivent plus de Rs 50 000 en droits d’auteur. Ceux qui touchent moins que cette somme sont des associate members et ne sont donc pas admis à l’AG.

«Une assemblée générale est avant tout un espace de dialogue entre le board et les full-fledged members. Pour être efficace, elle doit être structurée et avoir un objectif clair : examiner les questions importantes et faire avancer l’institution sans transformer les différences d’opinion en confrontation personnelle», souligne Joëlle Coret. Son rôle, dit-elle, est de garantir que chacun puisse être entendu dans le cadre prévu.

Pour Joëlle Coret, les difficultés actuelles ne peuvent être dissociées de l’histoire de l’institution, mais elles ne doivent pas non plus empêcher la MASA de regarder vers l’avenir. «Nous ne pouvons pas changer le passé. Mais nous pouvons tirer les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Nous avons tous un devoir: protéger l’institution que nous partageons.»

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«Audit trail» : Le cabinet Moore Mauritius choisi pour l’enquête sur les rs 95 millions

Une somme conséquente – environ Rs 95 millions – s’est accumulée sur le compte de la MASA au fil des années. Il s’agit de déterminer à qui appartient cet argent. Dans le cadre d’un «forensic audit trail», c’est Moore Mauritius, cabinet d’audit, d’experts-comptables et de conseil, qui a été choisi pour cette mission. Le contrat a été alloué courant septembre. Le cabinet a quatre mois pour retracer le fil des événements ayant mené au scénario actuel. Début 2027, les ayants droit concernés devraient être fixés.

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La confédération internationale des sociétés de droits d’auteur salue les progrès

Le représentant de la Confédération internationale des sociétés de droits d’auteur (CISAC), Samuel Sangwa, a fait part de son appréciation des progrès accomplis par la MASA. C’était lors d’une rencontre avec le ministre des Arts et de la culture, Mahen Gondeea, le 28 septembre. De source officielle, il ressort que le représentant de la CISAC a appelé les autorités à maintenir leur soutien à la MASA, afin de permettre la poursuite et la consolidation des réformes engagées. La CISAC, qui fédère des sociétés de gestion des droits d’auteur sur les cinq continents et représente plus de six millions de créateurs, procède régulièrement à des évaluations de ses membres. L’objectif est de vérifier qu’ils respectent les standards professionnels et assurent une gestion responsable des droits des créateurs.

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