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«Le secteur financier est un des principaux secteurs porteurs pour l?emploi»

27 février 2008, 00:00

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● <B>Après les résultats du «Higher School Certificate», de nombreux jeunes s?orientent vers les études supérieures. Quels sont les secteurs porteurs identifiés par le HRDC par rapport aux perspectives d?emploi ?</B>

Le Human Resource Development Council (HRDC) a préparé le National Human Resource Development Plan (NHRDP) qui indique les secteurs prometteurs de l?économie, ainsi que ceux qui évolueront sur une période de cinq ans. Nous avons officialisé ce plan en avril 2007 et nous l?avons réactualisé.

Le secteur financier, qui évolue rapidement, est un des principaux secteurs porteurs que nous avons identifiés pour l?emploi, à travers ce plan national. Il y a une demande pour différents types d?emploi dans ce secteur, dont notamment pour des spécialistes en informatique bancaire, des analystes financiers, entre autres.

Des spécialisations sont aussi en demande, dans l?investigation fiscale, la gestion de risques, la fiscalité internationale, le marketing stratégique, etc.

● <B>Quels sont les autres secteurs identifiés par le HRDC ayant des perspectives d?emploi ?</B>

Le secteur des TICs (technologies de l?information et de la communication), qui évolue très rapidement, a besoin d?un grand nombre d?employés. De centre d?appels basique, ce secteur a graduellement bougé vers le BPO (Business Process Outsourcing). On parle dorénavant de différents créneaux dans le BPO.

Nous avons eu des sessions de travail avec les opérateurs du secteur BPO. Nous développons pour eux, une formation spécialisée, qui comporte un premier module de base générique, et un deuxième module qui sera, lui, spécialisé.

● <B>Y a-t-il à Maurice déjà des formateurs pour ce genre de programme ?</B>

Nous finalisons les modalités de notre partenariat avec Nascom, une firme indienne. Certains cours seront effectués par voie virtuelle, mais il y aura aussi un programmes de «formation des formateurs». Nous espérons que de ce programme, découlera un effet multiplicateur.

Il reste cependant des créneaux dans lesquels nous avons besoin de formateurs étrangers. Par exemple, dans l?Information and Communication Technology (ICT), par rapport à la sécurité, la gestion multimédia et le Web design.

● <B>Le NHRDP s?étend sur cinq ans. Avez-vous déjà identifié les secteurs qui généreront de l?emploi en 2012 ?</B>

Ce plan sera réactualisé régulièrement chaque année. Nous le faisons d?ailleurs actuellement. Cela permettra de garder un plan indicatif des différents secteurs prometteurs. Par exemple, ce plan indicateur prend en considération des développements à venir, telle la Land Based Oceanic Industry. Cette industrie générera entre 10 000 et 12 000 emplois durant les trois ou quatre prochaines années. Elle aura besoin de personnes avec plusieurs spécialisations telles que dans la maintenance, le génie marin ou encore le marketing.

● <B>Le HRDC contribue-t-il à la formation pour soutenir ces différents créneaux dont vous parlez ?</B>

Nous avons régulièrement des sessions de travail avec les acteurs des différents secteurs. Le HRDC travaille actuellement avec l?Association of Financial Institutions et l?université de Maurice sur ce que nous appelons des Top up programmes.

En fait, différents partis nous ont suggéré que certain cursus universitaires doivent être modifiés afin de permettre aux étudiants de toucher à des créneaux spécialisés. Des employeurs nous ont également signalé que des gens fraîchement diplômés de l?université ne sont pas adaptés au travail, et ne connaissent que la théorie.

La mise sur pied des Top up programmes permettra aux étudiants de dernière année d?être en placement chez un employeur dans des secteurs spécialisés.

● <B>Outre la formation universitaire, la formation professionnelle n?a-t-elle pas un rôle important à jouer ?</B>

En effet. A Maurice, nous avons beaucoup de professionnels au niveau du senior management, et beaucoup de gens au bas de l?échelle qui sont low skilled. Il manque des gens au middle management ainsi que des techniciens.

Dans notre système, les gens vont, en général, vers les diplômes universitaires, alors qu?il y a une demande plus forte au niveau intermédiaire, notamment pour des gens ayant des diplômes professionnels. Et ce, alors que les emplois sont au niveau intermédiaire et permettent d?entrer dans le monde du travail et de gravir les échelons.

<I>Propos recueillis par</I> <B>Sharon SOOKNAH</B>

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