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Zimbabwe : Mugabe entend ne rien céder à l?opposition
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Zimbabwe : Mugabe entend ne rien céder à l?opposition
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a souligné, hier, que même s?il acceptait le principe de négociations avec les dirigeants de l?opposition, ces derniers devaient cesser de réclamer le pouvoir et le reconnaître comme chef d?Etat légitime.
Mugabe a tenu ces propos à son retour au Zimbabwe du sommet de l?Union africaine de Charm el Cheikh, en Égypte, où les dirigeants du continent l?ont appelé à ouvrir des négociations avec son opposant Morgan Tsvangirai, chef de file du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
<B>«Je suis le president de la republique»</B>
L?Union africaine (UA), qui n?a pas désavoué Mugabe, a appelé à résoudre la crise politique du Zimbabwe par un «scénario à la kenyane», prévoyant un partage du pouvoir entre les deux principales formations politiques. «Tsvangirai et son groupe doivent abandonner leurs illusions de pouvoir», a-t-il déclaré. «Nous sommes ouverts au dialogue, mais la réalité est la réalité, il faut l?accepter. Je suis le président de la République du Zimbabwe.»
Mugabe a été accueilli à sa descente d?avion à Harare par plusieurs milliers de partisans qui l?acclamaient. Il s?est félicité que l?UA ait privilégié des pourparlers internes. «Nous sommes heureux que l?UA ait accepté l?idée que les problèmes du Zimbabwe soient résolus dans le dialogue par les Zimbabwéens.»
Faisant apparemment référence aux critiques formulées par le Botswana et la Zambie contre sa réélection, le dirigeant au pouvoir depuis 1980 a mis les Etats voisins en garde contre toute ingérence. «Si certains veulent nous affronter, ils devraient y réfléchir à deux fois. Nous n?avons pas l?intention de combattre nos voisins. Nous sommes un pays pacifique, mais si un pays voisin a envie de se battre, eh bien qu?il essaie», a-t-il prévenu.
Au même moment, le ministre des Affaires étrangères du Botswana a appelé hier la Communauté de développement de l?Afrique australe (SADC) à suivre son exemple et à ne pas reconnaître la réélection de Mugabe.
A Harare, Mugabe a salué la médiation du président d?Afrique du Sud Thabo Mbeki entre les partis zimbabwéens et souhaité qu?il poursuive son rôle. «Nous sommes heureux que le président Mbeki continue d?être un médiateur. Nous avons affirmé que le médiateur n?avait rien fait de mal. L?élection présidentielle a été prévue par des amendements constitutionnels, tout cela, nous l?avons fait avec le président Mbeki.»
Robert Mugabe a été réélu le 27 juin au terme d?une élection présidentielle dont il était le seul candidat, Tsvangirai, en tête au premier toput, s?étant retiré de la course au second dénonçant des violences contre ses partisans.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir la semaine prochaine et se prononcer sur l?application de sanctions contre Harare.
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