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Violence dans les écoles : La peur gagne les profs
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Violence dans les écoles : La peur gagne les profs
Les agressions d?enseignants par des parents d?élèves semblent devenir monnaie courante. Depuis juillet 2005, pas moins de 291 cas d?agression de cette nature ont été recensés. Et jeudi encore, une enseignante a été agressée par la tante d?un élève à l?école H. Chooromoney à Palma.
Réagissant à ces événements, un cadre du ministère de l?Education parle de faits alarmants, mais assure qu?il n?y a pas de hausse de la violence dans les écoles. Ces faits, poursuit-il, ne sont pas si répandus. «Souvent ce sont les enfants qui influencent les parents.» Cela dans le but, semble-t-il, de nuire à leur instituteur.
Toujours est-il que lors de la journée sportive de l?école H.Chooromoney jeudi, une enseignante qui était chargée de maintenir la discipline chez les élèves de STD I, II et III, soit quelque 200 élèves, a été giflée à plusieurs reprises par la tante d?un élève qu?elle avait réprimandé plus tôt. L?élève se serait même montré très grossier envers elle et l?aurait insultée. Ce qui lui aurait valu d?être conduit au bureau du directeur.
A la suite de la visite et de la violente réaction de la proche de l?élève, vers 13 h 45, l?enseignante a dû se rendre à l?hôpital car son visage avait enflé. Elle a également été à la police pour porter plainte.
Cette affaire rappelle celle de cet instituteur qui a été molesté par trois hommes, il y a une semaine, à l?école du gouvernement de Stanley. Il avait même dû être transporté à l?hôpital.
L?attaché de presse du ministère de l?Education maintient que l?accès à l?enceinte des écoles est interdit, y compris aux parents. Il ajoute que les plantons ont des consignes strictes à cet effet : «Personne n?a le droit d?entrer.» Quant à la possibilité de poster un gardien à l?entrée de chaque école, il dira que c?est un «problème de budget au niveau du ministère» mais que les associations de parents d?élèves peuvent lever des fonds à cette fin s?ils le souhaitent.
Pour le président de la Government Teachers? Union (GTU), Vinod Seegum, la question ne se pose pas : «il faut placer des gardiens aux portes des écoles!» Il explique que lors d?une rencontre avec le responsable de la zone 2 (comprenant Stanley, Rose-Hill) celui-ci lui a affirmé que des démarches seront faites en ce sens bientôt. La sécurité des instituteurs, dit-il, est un réel problème.
Vinod Seegum va plus loin en se demandant s?il faut qu?il y ait «mort d?homme» pour que les choses avancent. Il rappelle une proposition faite à un secrétaire permanent au ministère de l?Education, à savoir de demander aux acteurs du secteur privé d?apporter une aide financière pour qu?il y ait des gardiens aux portes des écoles.
Cela en payant intégralement ou tout au moins partiellement ces employés. Il suggère même que ce programme commence dans un premier temps dans les 28 écoles de Zone d?éducation prioritaire (ZEP). Selon Vinod Seegum, le haut cadre auquel il a fait cette proposition était très intéressé.
V.P
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