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Économie des plateformes : la CTSP Youth Team obtient un engagement du ministre
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Économie des plateformes : la CTSP Youth Team obtient un engagement du ministre
■ Les jeunes de la CTSP ont obtenu du ministre du Travail un engagement de principe en faveur de la ratification de la Convention 193 de l’OIT, destinée à mieux protéger les travailleurs de l’économie des plateformes.
Le gouvernement s’est dit favorable à une prochaine ratification de la Convention 193 de l’Organisation internationale du travail (OIT), une annonce saluée par les jeunes syndicalistes de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP).
Lors d’une rencontre tenue lundi avec le ministre du Travail, Reza Uteem, la CTSP Youth Team a obtenu un engagement de principe en faveur de cette convention adoptée en juin 2026. Ce texte vise à garantir des conditions de travail décentes aux travailleurs des plateformes numériques, notamment les livreurs, chauffeurs et autres prestataires de l’économie des applications.
Pour les jeunes militants, cette réponse représente une avancée majeure. «Nous accueillons favorablement cet engagement, mais nous attendons désormais des actions concrètes», ont-ils déclaré à l’issue de la réunion.
Le président de la CTSP, Reeaz Chuttoo, souligne que la jeunesse mauricienne joue un rôle grandissant dans les réseaux syndicaux internationaux. Il cite notamment Shyan Sinnassamy, membre de la CTSP et président des jeunes syndicalistes africains du secteur de la construction, comme symbole de cette implication.
La centrale syndicale estime que l’essor des plateformes numériques et de l’intelligence artificielle impose une modernisation du droit du travail. «Les plateformes représentent une nouvelle forme d’exploitation, et ce sont surtout les générations futures qui seront concernées», affirme Reeaz Chuttoo.
La CTSP rappelle avoir déjà obtenu, en 2022, la ratification par Maurice de la Convention 190 sur la violence et le harcèlement au travail. Elle poursuit désormais son plaidoyer pour les Conventions 192 et 193, le ministère du Travail examinant actuellement leur compatibilité avec la législation mauricienne avant d’entamer le processus de ratification.
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