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Viande : vers un plus grand contrôle à l?abattage

14 mars 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Manger de la viande provenant d?un animal sous traitement médical peut être la cause d?irritations ou d?allergies. Or, les procédures concernant l?abattage ne permettent pas toujours de savoir si l?animal ne présente aucun de ces risques. Les autorités envisagent de renforcer ces règles.

Actuellement, les animaux provenant d?élevages locaux sont examinés visuellement par le vétérinaire de service à la Mauritius Meat Authority (MMA). ?Après l?abattage, les carcasses sont examinées et le feu vert donné pour la commercialisation sur le marché local. Il n?y a aucune analyse ni suivi pour déterminer si un animal abattu était encore sous traitement antibiotique ou de cortisone?, indique un haut responsable.

Les vétérinaires du ministère de l?Agro-industrie estiment que cela ne suffit pas. Ils ont réuni ainsi des opérateurs du privé et des responsables de la MMA. Il a été décidé que le permis d?abattage pour les b?ufs et vaches, aboli en 1998, serait réintroduit. Sans certaines précisions, telles que le nom du propriétaire de l?animal, celui du vétérinaire, l?âge de la bête et les médicaments et vitamines utilisés, aucun abattage ne sera possible. Ces précisions seront nécessaires également dans le cas des cabris, moutons et porcs.

C?est sur les recommandations d?un expert international, le Dr Rhodes, que le permis d?abattage pour toute bête destinée aux abattoirs de la MMA avait été annulé, la pratique tendant mondialement à disparaître. En contrepartie, les éleveurs sont tenus de respecter certains principes. ?S?il y a des éleveurs qui trichent, je pense qu?il faudrait retourner à l?ancien système : exiger le certificat d?abattage délivré par le vétérinaire de l?éleveur avant l?obtention du feu vert de la MMA?, explique le Dr Lewis Prayag, responsable du service vétérinaire au ministère de l?Agro-industrie, estime-t-il. Ce département va également essayer d?introduire un système de numérotage et de tatouage pour les animaux abattus à la MMA autres que les b?ufs et vaches.

Inquiétude pour la santé

C?est à la suite d?une plainte d?un vétérinaire qui a appris, lors d?une visite de routine, qu?une des bêtes qu?il soignait avait été abattue à la MMA que les autorités ont réagi. ?Cette vache était sous traitement aux antibiotiques. Elle en était au deuxième jour?, explique-t-il, inquiet des risques que cela comporte pour la santé des consommateurs.

A la MMA, on n?a pas souhaité commenter cette affaire de manière officielle. Un haut responsable confirme cependant que seuls les animaux en provenance de l?étranger subissent un contrôle rigoureux. ?Ces animaux sont mis en quarantaine avant d?être abattus par la MMA.?

Les statistique de la MMA révèlent que plus d?une centaine d?animaux élevés localement sont abattus chaque semaine dans ses abattoirs. La viande est commercialisée à travers tout le pays.

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