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Vanessen Tirvassen, séduit par le Népal

31 décembre 2006, 00:00

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Un sourire au détour d?une route, une poignée de main dans un hall d?hôtel ou encore des rires d?enfants sur un terrain de foot improvisé. Les souvenirs se bousculent encore dans sa tête. Revenu du Népal il y a tout juste une semaine, où il assistait à l?assemblée générale du Service volontaire international (SVI), Vanessen Tirvassen, collaborateur à l?express-outlook semble avoir été « profondément » touché par les habitants de ce pays.

Une lueur dans les yeux, il évoque la « simplicité » des Népalais, comme autant de « leçons à retenir » pour nous, Mauri-ciens. « On parle souvent de notre sens de l?accueil. Les Népalais possèdent également cette qualité. La seule différence, c?est qu?eux, ils accueillent les visiteurs avec humilité et simplicité, sans artifice », explique ce jeune étudiant en première année de droit.

L?immersion dans cette terre de légen-de, coincée entre la Chine et l?Inde, l?a marqué à vie. Il l?avoue lui-même : « Il y a dans ce pays quelque chose qui fait que l?on ne revient pas entier. J?y ai sans doute laissé une part de moi-même. » C?est ce qui explique son désir d?y retourner. Au plus vite.

C?est pour le compte du SVI que le jeune homme s?est immergé au c?ur du Népal. Il a ainsi représenté la branche mauricienne de l?organisation, la seule d?ailleurs en Afrique. Cette assemblée générale, qui se tient chaque année dans un pays différent, regroupe une quarantaine de représentants. L?objectif est de mettre en place un plan d?action destiné à coordonner les actions de toutes les branches du SVI à travers le monde.

Une expérience très enrichissante

« Les membres de l?organisation, présents à cette assemblée générale, s?étaient vus confier la possibilité de voter afin de choisir les priorités du SVI pour 2007. Nous étions regroupés dans des ateliers de travail chargés de dégager des thèmes », explique le jeune homme.

L?une des actions envisagées par les membres a été l?apport d?une aide aux victimes du conflit israélo-palestinien. « C?est une opération qui se prépare longtemps à l?avance et qui ne laisse pas de place à l?improvisation. Ce fut une expérience très enrichissante », tient à préciser Vanessen. La prochaine assemblée générale du SVI se tiendra en 2007 en Bulgarie.

Malgré un agenda chargé, Vanessen a pu, entre les différentes réunions organisées dans le cadre de l?assemblée générale de cette organisation, prendre le temps de s?imprégner du mode de vie de ces habitants « paisibles » et « aimables ». Touché, il dit l?avoir été par la simplicité des Népalais « toujours enclins à partager le peu qu?ils possèdent sans rien demander en retour » et leur sens de la « fraternité ». « Les gens se croisent dans la rue et ça y est, ils parlent avec de grands gestes, tout en riant comme s?ils étaient tous membres d?une même famille », explique Vanessen. Et d?ajouter : « Ils ne font pas grand cas de la pauvreté dans laquelle ils vivent. Ils en souffrent sûrement, mais ils ne le montrent pas. Et pourtant, les habitants de ce pays ne manquent jamais de faire preuve d?une grande générosité envers les étrangers ». Un mode de vie qui n?a pas laissé indifférent le jeune Mauricien qui a partagé leur quotidien pendant une dizaine de jours.

Moments de tension extrême

« Mon séjour là-bas m?a appris à relativiser. Nous nous morfondons souvent sur nos problèmes sans réaliser la chance que nous avons de vivre dans un pays comme Maurice. Ce voyage a été pour moi comme une bouffée d?oxygène », lâche-t-il. Outre la gentillesse de la population, ce sont les grands espaces que garde en tête Vanessen, qui se réveillait chaque matin « avec pour paysage les sommets enneigés de l?Everest ».

Le quotidien des Népalais, Vanessen l?a partagé jusque dans les moments de tension extrême, comme lors d?un affrontement entre les forces de l?ordre et les maoïstes, la veille de son retour au pays.

« Un ami irlandais et moi étions partis dans le quartier touristique pour faire quelques achats. Mais une fois sur place, tous les commerces étaient fermés. Tout était silencieux », explique le jeune homme. Jusqu?au mo-ment où une foule, « paniquée », s?est dirigée vers eux, « poursuivie par des policiers qui menaçaient de tirer en l?air ».

Emportés par le mouvement, les deux jeunes hommes ne comprendront qu?après ce qui s?est passé à ce moment-là. « On nous a expliqué bien plus tard que les maoïstes avaient rompu un accord de cessez-le-feu parce que le gouvernement avait pris une décision sans les consulter. ça a été un instant chargé d?adrénaline que je n?oublierais pas », confie le jeune Vanessen. Et de faire ressortir que ce voyage aura achevé de le convaincre de se consacrer désormais à la « promotion de la paix » sous toutes ses formes dans la vie de tous les jours.

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