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Ukraine : Timochenko condamnée à sept ans de prison, l''UE menace Kiev

10 octobre 2011, 20:00

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Ukraine : Timochenko condamnée à sept ans de prison, l''UE menace Kiev

L’opposante ukrainienne et ex-Premier ministre, condamnée pour abus de pouvoir concernant des contrats gaziers signés avec la Russie, a dénoncé «un jugement fabriqué» par le président Ianoukovitch.

L''''Union européenne menace l''Ukraine d''importantes «conséquences» si l''ex-Premier ministre, Ioulia Timochenko, ne bénéficie pas d''une procédure d''appel équitable après sa condamnation, ce mardi à Kiev. L''UE est «profondément déçue» et si la situation ne s''améliore pas, cela risque d''avoir des «conséquences importantes» sur la conclusion de l''accord d''association UE-Ukraine en cours de négociation, a indiqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Jugée coupable d''avoir abusé de ses pouvoirs de Premier ministre en 2009 lors de la signature de contrats gaziers avec la Russie, l’opposante ukrainienne Ioulia Timochenko a été condamnée, par un tribunal de Kiev, à sept ans de prison.Interdite d''exercer des fonctions officielles pendant trois ans, elle est aussi condamnée à verser 200 millions de dollars à l''entreprise publique des hydrocarbures Naftogaz pour rembourser les pertes occasionnées alors qu''elle était chef du gouvernement.

« Autoritarisme et absence de liberté »

Timochenko, qui a dénoncé une procédure politique tout au long du procès entamé le 24 juin, a prévenu qu''elle contesterait le jugement devant la justice européenne et a appelé à lutter contre l''«autoritarisme» en Ukraine. «Nous allons nous battre pour défendre notre réputation devant les instances européennes. Nous devons être forts et protéger l''Ukraine de l''autoritarisme et de l''absence de liberté», a-t-elle déclaré après l''annonce du jugement.

Peu avant l''annonce de sa condamnation, elle avait dénoncé  «un jugement fabriqué» par le président Viktor Ianoukovitch, après que le juge a estimé, à l’issue de son procès, qu’elle avait abusé de ses pouvoirs «à des fins criminelles».

«Cette affaire criminelle a été fabriquée, le jugement a été fabriqué. Ianoukovitch revient à l’année 1937», dénonçait-elle auprès des journalistes, en référence aux purges orchestrées cette année là par le dictateur soviétique Staline. «Le procès et ce jugement ont été commandités par Ianoukovitch et montrent la faiblesse du pouvoir», a-t-elle poursuivi, lors d’une interruption d’audience.

En détention provisoire depuis le 5 août, Timochenko était jugée pour avoir conclu en 2009, sans l''autorisation du gouvernement qu''elle dirigeait, des accords gaziers avec la Russie considérés comme étant défavorables à son pays.

Source : Libération.fr

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