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Théâtre

«Memwar Zenosid» : Le théâtre pour questionner le visage du mal

11 juillet 2026, 22:00

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«Memwar Zenosid» : Le théâtre pour questionner le visage du mal

La Trup Sapsiway invite à une réflexion profonde sur les génocides et la violence humaine avec la nouvelle pièce d’Umar Timol, «Memwar Zenosid».

Les 17 et 18 juillet à 20 heures, ainsi que le 19 juillet à 14 heures la Trup Sapsiway présentera Memwar Zenosid dans sa salle à RochesBrunes. Écrite par Umar Timol et mise en scène par Gaston Valayden et Jean-Claude Catheya, cette pièce marque une nouvelle collaboration entre l’auteur et Gaston Valayden. Sur scène, le public retrouvera Gaston Valayden et Brian Van Schellebeck dans une œuvre qui interroge la nature du mal et la capacité de l’être humain à détruire son semblable.

L’idée de Memwar Zenosid est née d’une longue réflexion d’Umar Timol autour de la violence et de la déshumanisation. «La question du mal traduit par la violence, la destruction de l’autre, me fascine depuis très longtemps», explique-t-il. L’auteur évoque notamment l’influence de ses lectures, dont «La Peste» d’Albert Camus, qui aborde la souffrance et le mal. Selon lui, Memwar Zenosid explore cette problématique à deux niveaux : individuel et collectif, en cherchant à comprendre comment un être humain peut en arriver à vouloir exterminer ses semblables.

Pour Umar Timol, l’écriture de cette pièce a été déclenchée par les événements récents en Palestine. «Il y a eu beaucoup de génocides au cours de l’histoire mais ce qui est exceptionnel avec ce génocide-là, c’est qu’avec la technologie, il a été presque en live-streaming car on a vu nombre d’images de ce génocide depuis deux ans», souligne-t-il.

La pièce prend la forme d’une rencontre entre deux personnages de générations différentes dans un parc. Au fil de leur échange, le spectateur découvre progressivement le lien tragique qui les unit. «C’est une pièce dense et profonde. Par son entremise, je voudrais inviter les spectateurs à la réflexion sur le mal, notamment les génocides, d’autant plus qu’on voit un peu partout dans le monde la montée des extrémistes et de la violence», précise l’auteur.

Heureux de retrouver Gaston Valayden, Umar Timol souligne l’originalité de son approche théâtrale. «Il a créé son propre espace théâtral et on a l’occasion de jouer des pièces qui seraient plus compliquées à présenter dans d’autres espaces», dit-il.

Pour Gaston Valayden, cette création s’inscrit pleinement dans la démarche de la Trup Sapsiway, qui propose de sœuvres favorisant la réflexion. «Les génocides ont toujours existé, et nous sommes plus récemment témoins de ce qui se passe en Palestine. En mettant en avant cette pièce, nous invitons les spectateurs à réfléchir autour des génocides qui se déroulent actuellement dans le monde et à la capacité d’un être humain à en finir avec son semblable», affirme Gaston Valayden. Le metteur en scène conclut que l’humanité souffre aujourd’hui d’un manque de tolérance et de compréhension de l’autre.*

*Plateau à la porte : minimum Rs 200.

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