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Sous le charme du président indien
On disait de lui qu?il était charmant, attachant, simple et intelligent. Abdul Kalam, 11e président indien, n?a pas déçu. Protocole ou pas, il entendait bien parler à tout le monde. Et ce sont ses agents de sécurité qui en ont vu de toutes les couleurs !
Samedi soir au centre de conférences Swami Vivekananda à Pailles. Navin Ramgoolam s?apprête à accueillir son invité. Tout est prêt. Reste plus que le président Indien. Souriant, ce dernier fait son entrée.
Abdul Kalam s?engage dans des conversations avec chaque personne que lui présente Navin Ramgoolam. Et la sécurité indienne s?affole. Elle ne peut suivre tous ses mouvements. Le haut-commissaire Indien à Maurice, Pripuran Singh Haer, a des sueurs froides. L?exercice dure une vingtaine de minutes. Ensuite, tout le monde se met à table. Protocole oblige. On réussit à sortir Abdul Kalam de la foule et à l?isoler en compagnie du Premier ministre dans un petit salon à côté.
Voilà qu?une ressortissante indienne veut à tout prix être photographiée avec le président. Tout le monde reste sceptique : elle n?y arrivera pas. Mais c?est mal connaître Abdul Kalam. Souriant, il accepte. Remarque du photographe du président : ? Il est toujours comme ça.?
Au Château du Réduit où sir Anerood Jugnauth, président de la République, a reçu, hier, son homologue Indien à déjeuner, Abdul Kalam arrive avec un invité dans sa voiture : Rama Sithanen. ?Very smart and humble?, dit-il, impressionné par sa conversation avec ce dernier.
A l?hotel Oberoi, rencontre avec le leader de l?opposition, son 5e et dernier invité après le Premier ministre Navin Ramgoolam, le vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun, le speaker, Kailash Purryag et Ariranga Pillay, chef juge. Le haut-commissaire Indien fait les présentations. ?Pas besoin de me le présenter, je le connais très bien !? dit Kalam, tout sourire.
Arrêt à la cybertour d?Ebène hier. Devant le gratin du monde politique, économique et technologique, il anime une causerie sur le rôle de la technologie dans le développement. Avec l?Inde comme exemple, il explique ce que Maurice pourrait faire pour se faire une place au soleil. Selon lui, il est primordial qu?un pays se transforme en société du savoir. ?La différence entre une société d?information et une société du savoir est que la seconde est poussée par l?innovation?, indique-t-il.
Lors du cocktail offert en son honneur par le haut-commissaire indien à Maurice à la cybertour, Abdul Kalam préfère mettre de côté son discours pour une session de questions-réponses avec ?mes amis?. Et les questions de l?audience brassaient large. Du recyclage de déchets solides à la formation en passant par la télé-médecine... Le président était visiblement heureux de pouvoir se glisser dans la peau d?un enseignant.
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