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Sithanen justifie le National Pay Council

25 avril 2007, 00:00

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Baser le paiement de la compensation salariale annuelle non uniquement sur le taux d?inflation mais aussi sur la capacité des entreprises à payer. Ainsi s?explique le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, lors de la Private Notice Question du leader de l?opposition, Nando Bodha, sur la nouvelle formule de calcul de la compensation salariale annuelle. Et les syndicats de froncer les sourcils?

?Nous allons nous réunir aujourd?hui pour donner la réplique au ministre des Finances. C?est à lui d?assumer ses responsabilités car il n?est pas en train d?écouter la voix des travailleurs?, réagit hier Tulsiraj Benydin, porte-parole de la plate-forme syndicale.

Le National Pay Council (NPC) devrait déterminer le taux de la compensation salariale annuelle à partir de cette année. Le grand argentier explique que le gouvernement n?est pas en train d?abolir le paiement de cette compensation salariale. Il ajoute que le présent système permet aux employeurs qui ont la capacité de payer au-delà de ce que décide le comité tripartite, de payer le strict minimum. Et avec la nouvelle formule, des structures seront mises en place dans les entreprises pour autoriser les travailleurs à engager des négociations sectorielles en vue d?obtenir une compensation salariale qui corresponde à leur effort et à leur contribution dans l?entreprise.

Préserver l?emploi

Rama Sithanen fait ressortir que le présent système pénalise les travailleurs qualifiés et semi-qualifiés qui ont droit tout simplement à une compensation salariale uniforme qui ne tienne pas compte de la capacité des employeurs à payer plus. Le mécanisme de détermination de la compensation salariale actuel encourage le chômage, affirme-t-il.

?On ne peut pas continuer à oublier les 50 000 personnes qui sont actuellement sans emploi. Il faut encourager les firmes à créer des emplois?, ajoute le ministre des Finances. La nouvelle formule encouragera les entreprises qui ont des difficultés financières à préserver l?emploi et permettra à d?autres de bien rémunérer leurs employés.

Selon lui, on ne peut pas continuer avec un système qui favorise la croissance sans tenir compte de la justice sociale et du chômage. Il rappelle au passage que pas moins de 29 secteurs, soit 85 % des salariés en dehors de la fonction publique, sont régis par les Remuneration Orders. Il est clair, dit le ministre, que c?est la structure du marché du travail qui fait obstacle à un mécanisme de détermination salariale qui correspond à une nouvelle donne économique. Il ajoute que la nouvelle formule de paiement de la compensation salariale s?inscrit dans le cadre des grandes réformes économiques qui ont commencé à porter leurs fruits. ?Maintenant, le risque de récession économique est derrière nous?, dit le ministre. Chiffre à l?appui, il dira que le Produit intérieur brut a doublé en 2006 et une croissance économique de 5 % est attendue en 2007. Le flux du Foreign Direct Investment pour la première année est supérieur à ce que le pays a enregistré ces quatre dernières années, fait remarquer Rama Sithanen.

Répondant à une question supplémentaire du leader de l?opposition sur le nombre de personnes qui ont bénéficié d?une compensation salariale de Rs 135 l?année dernière, le grand argentier déclare que quelque 35 000 personnes et 225 000 bénéficiaires de prestations sociales ont bénéficié d?une full compensation.

Le leader de l?opposition ajoutera que la compensation de Rs 135 n?a pas été suffisante pour payer la hausse du prix du pain et c?est pourquoi une compensation salariale de 10, 5 % s?impose. Ce à quoi le ministre des Finances répond que ce n?est pas la première fois que l?on a un taux d?inflation à deux chiffres. Il cite le cas de la période 1988-89 (16, 7 %) et 1989-1990 (10, 7 %).

Le député Jayen Cuttaree s?interrogeait sur la façon de procéder pour des salariés qui travaillent comme gens de maison. Un mécanisme a été prévu pour cette catégorie d?employés, répliquera le ministre.

L?ancien ministre du Travail, Showkutally Soodhun, ajoute de son côté que le NPC devient caduc avec le boycott du mouvement syndical. ?Chacun doit assumer ses responsabilités?, lâche Rama Sithanen.

Le backbencher de la majorité, Dharmajaye Rucktooa, demande au ministre des Finances de donner priorité au taux d?inflation pour la détermination du taux de compensation salariale. Son intervention est applaudie par les parlementaires de l?opposition.

Le leader de l?opposition a en dernier lieu insisté sur la nécessité d?accorder une compensation salariale de 10, 5 % pour préserver la paix sociale.

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