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Funérailles de Rajen Dyalah

L’émotion des proches et d’anciens militants

20 septembre 2026, 11:00

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L’émotion des proches et d’anciens militants

Les funérailles de Rajen Dyalah se sont tenues hier, samedi, dans une atmosphère de recueillement. Décédée jeudi à l’âge de 79 ans, cette figure historique du Mouvement militant mauricien (MMM) a reçu un dernier hommage à la chapelle ardente d’Elie & Sons, à Beau-Bassin, où son corps avait été exposé avant d’être conduit aux Salines pour l’incinération.

Proches, amis et voisins avaient fait le déplacement pour accompagner la famille. Plusieurs personnalités et anciens militants étaient également présents, notamment l’ancien président de la République, Cassam Uteem.

Rajen Dyalah appartenait à cette génération de militants qui avait marqué les années 1970, une période durant laquelle le MMM avait connu plusieurs épisodes de répression. Il avait notamment été emprisonné de novembre 1971 à décembre 1972. Son parcours avait également été marqué par les mobilisations contre la hausse du prix du ticket d’autobus à la fin de cette décennie, lorsque plusieurs militants avaient été condamnés sous la Public Order Act.

Il avait été élu pour la première fois en 1976 dans la circonscription n°1 (Port-Louis Ouest–Grande-Rivière Nord-Ouest). Après son retrait de la politique active, il avait soutenu le travail artistique de son épouse, Amrita, peintre et sculptrice.

Une opération en Inde et des progrès encourageants

Lors des obsèques, Amrita Dyalah est revenue sur les dernières semaines de son époux. En juillet, une infection de la colonne vertébrale avait complètement paralysé le bas de son corps. Le médecin consulté à Maurice avait alors recommandé un départ immédiat pour l’Inde, craignant que l’infection ne se propage et n’entraîne une septicémie.

Les démarches avaient été effectuées en quelques heures. Le couple s’était envolé dès le lendemain pour l’Inde et Rajen Dyalah avait été opéré un jour plus tard. Selon son épouse, l’intervention s’était bien déroulée. Les médecins s’étaient montrés optimistes sur ses chances de remarcher. Une vidéo prise après son réveil le montrait même avançant à l’aide de béquilles. De retour à Maurice, il avait commencé une rééducation dans un centre à Port-Louis tout en suivant un traitement antibiotique prescrit en Inde. Son état semblait s’améliorer.

La situation avait toutefois changé alors que le couple se rendait à une séance de rééducation. Rajen Dyalah avait signalé à son épouse qu’il éprouvait des difficultés à respirer. Pensant d’abord à une crise d’asthme, elle lui avait donné une pompe, mais sans aucune amélioration. Des examens effectués à la clinique n’avaient, dans un premier temps, révélé aucune anomalie.

Un neveu de Rajen Dyalah, médecin, avait alors demandé de nouvelles analyses sanguines. Selon le récit d’Amrita Dyalah, celles-ci auraient révélé une affection extrêmement rare. Deux des six antibiotiques qu’il prenait auraient provoqué une grave réaction affectant son sang. Rajen Dyalah s’est éteint quelques jours plus tard, jeudi.

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