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Savoldelli fait briller les DC Boys
L’Italien Paolo Savoldelli a offert hier à l’équipe Discovery Channel sa deuxième victoire d’étape dans le Tour de France 2005, battant dans un final d’hommes le Norvégien Kurt-Asle Arvensen à Revel.
Au terme du plus long périple de la Grande Boucle sur 239,5 kilomètres depuis Pau, Savoldelli, vainqueur du Giro, s’est imposé trois jours après la victoire de son coéquipier George Hincapie au sommet du Pla-d’Adet.
Ces deux succès des “DC boys” viennent compenser le silence de leur leader Lance Armstrong, toujours maillot jaune mais toujours à la recherche d’une victoire en ligne cette année après avoir néanmoins survolé avec ses hommes, en début de Tour, le contre-la-montre par équipes.
Hormis le superbe final offert par Savoldelli et Arnesen, la course dont tout suspense s’est dissipé en même temps que les dernières brumes accrochées aux cîmes pyrénéennes, la journée a pris pour le peloton l’allure d’une espèce de randonnée à travers le Sud-Ouest.
Armstrong, que l’on n’avait jamais vu aussi détendu, se prenait à plaisanter avec ses équipiers, à discuter comme s’il n’y avait plus vraiment de course.
Mais le ton montait dans les derniers kilomètres à la faveur d’une cassure dans le peloton dont était victime notamment Christophe Moreau.
Devant, un groupe de 17 coureurs, dont trois membres de la Discovery, s’envolait au 38e kilomètre et portait son avance au-delà des 25 minutes avec l’aide clémente du vent.
Le parcours sans difficulté était favorable aux baroudeurs en quête d’un lot de consolation et il devenait rapidement clair que les fuyards ne seraient jamais repris.
D’autant qu’un groupe de huit, sous l’impulsion d’Andrey Grivko, réussissaient un coup de force à moins de 50 kilomètres du but et faussaient compagnie à leurs compagnons d’échappée.
Le groupe se réduisait à quatre unités dans le final, Savoldelli étant vraiment trop fort pour qu’Arvesen lui chipe la victoire tandis que l’Australien Simon Gerrans se classait troisième.
Le groupe Armstrong en finissait, lui, 22’30 derrière.
En marge de la course qui ne présente plus qu’un intérêt annexe, les conversations allaient bon train sur l’avenir d’Alexandre Vinokourov, objet de toutes les attentions.
Le Kazakh, 31 ans, a fait savoir hier qu’il allait quitter la T-Mobile après six saisons de bons et loyaux services, souhaitant, en fin de carrière, courir pour lui-même et non plus être le lieutenant de Jan Ullrich.
Plusieurs directeurs sportifs ont déjà exprimé leur intérêt pour le Kazakh, troisième du Tour en 2003, mais rien ne semble conclu pour l’instant.
Aujourd’hui, le peloton poursuit sa remontée vers Paris avec un nouveau périple taillé pour les rouleurs sur 180,5 kilomètres entre Albi et Mende.
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