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Safin : “Mon jeu était presqu’excellent”

8 novembre 2004, 20:00

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<B>Le score laisse penser que vous l’avez emporté facilement, mais dans le second set, Stepanek est bien revenu. Est- ce que cela a été difficile de remporter ce set ?</B>

— Oui, je n’étais pas prêt pour ce second set car dans le premier, j’avais le sentiment de pouvoir le breaker à tout moment. Au deuxième set, j’ai breaké d’entrée et j’ai commencé à penser que ce serait facile. J’en ai payé le prix puisqu’il m’a breaké juste derrière. Ensuite nous sommes allés au tie-break et à ce moment-là, il était présent partout. S’il avait remporté ce deuxième set, cela aurait été une histoire différente, car il commençait à très bien jouer.

<B>Cela vous arrive souvent de vous relâcher comme aujourd’hui ?</B>

— Pas vraiment mais je me surprends des fois. Aujourd’hui, je n’arrivais pas à me concentrer dans ce deuxième set. J’ai vraiment essayé de me bousculer, mais à chaque fois il revenait. Jétais frustré car je ne retournais pas bien et il gagnait son service assez facilement. Dans le tie-break, il a failli m’avoir. Là, cela aurait été une histoire différente. Cela aurait duré cinq sets et je ne le voulais pas, surtout contre lui, un concurrent qui peut être très dangereux. Des joueurs comme lui, qui pratiquent le service-volée, vous mettent la pression et vous font rentrer dans leur jeu.

<B> Stepanek vous avait battu à Moscou il y a trois semaines. Cela vous a-t-il servi aujourd’hui pour ne pas faire les mêmes erreurs ?</B>

— Dans un sens oui. Mais la surface était différente. A Moscou, le rebond était plus haut, la surface plus lente, ce qui l’avantageaient. Ici, le court est plus rapide. Je pouvais le pousser à la faute en coup droit ou en revers. Il a fait beaucoup d’erreurs de tous les côtés. Il était plus dangereux à Moscou qu’ici.

<B>Par rapport à Madrid, comment vous êtes-vous senti ici ?</B>

— Je me sentais mieux ici qu’à Madrid et j’ai encore mieux joué que là-bas. J’ai bien joué toute la semaine, dans tous mes matches à part au premier tour où j’ai failli perdre contre Ljubicic. J’ai joué très régulièrement, j’ai bien servi, j’ai bien volleyé... Mon jeu était pratiquement excellent dans tous les compartiments.

<B>Comment vous sentez-vous en cette fin de saison. En 2002, vous aviez terminé très fort. Est-ce la même chose cette année ?</B>

— Oui. Pour moi, c’est un problème de jouer au milieu de la saison. Lors de la tournée américaine, il faudrait vraiment que je réussisse mieux. Pour une raison que j’ignore, je me mets trop la pression. Quand j’arrive en fin d’année, je n’ai plus rien à perdre et j’arrive à retrouver un tennis fabuleux. Aux Etats-Unis, je n’y arrive pas. Cette année, cela a été horrible. Du coup, mon classement a beaucoup baissé. J’ai commencé à paniquer. Avant Madrid, j’avais peur de ne pas participer au Masters. J’avais la pression. Avant ce tournoi, ici, j’étais au moins assuré de ma qualification. Je n’avais plus de pression.

<B>Qu’allez-vous faire maintenant jusqu’à Houston ?</B>

— Je vais rentrer à Moscou prendre quelques jours de repos, car cela fait cinq semaines d’affilée que je joue. Je voudrais être un peu à la maison et gérer mes affaires privées tranquillement. Je veux rentrer chez moi et dormir dans mon lit, enfin ! (sourire).

<B>Attendez-vous avec impatience de jouer contre Federer pour voir ce que cela donne ?</B>

— Personne n’est impatient de jouer contre Federer car cette année il joue trop bien. Il a été régulier, solide et a été bien meilleur que tous les autres joueurs. Bien meilleur. Même Roddick qui a beaucoup progressé, n’a rien pu faire contre lui. Il a joué trois ou quatre finales contre lui, et Federer a gagné à chaque fois assez facilement. Il faut donc être en parfaite condition pour battre Roger. Je ne sais pas si cela arrivera cette année, mais la saison prochaine, je vais tout faire pour pouvoir rivaliser avec lui.

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