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Opération séduction ?
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, en compagnie de ses principaux collaborateurs, a eu une rencontre, hier après-midi au troisième étage de l?Emmanuel Anquetil Building, avec les représentants des professeurs d?éducation physique et sportive afin de discuter de la question des Inter Colleges Games que ces derniers contestent.
Le paradoxe est que depuis la mise en place de cette nouvelle formule, c?est la première fois que le ministère de la Jeunesse et des Sports rencontre les professeurs d?éducation physique et sportive.
Ce n?était pas une rencontre pour une consultation, c?était une prise de contact ou plutôt une opération séduction afin de les convaincre de rejoindre cette cause, de ne pas mettre en péril un projet qui a reçu l?aval du conseil des ministres. Et pour les convaincre, le MJS a proposé une nouvelle formule, mais qui reste de la poudre aux yeux, car le problème originel reste bel et bien entier.
A la base, il était question de faire des Jeux intercollèges sur trois jours, en l?occurrence les 17, 18 et 19 juin, avec six disciplines (athlétisme, badminton, basket-ball, football, volley-ball et tennis de table) avec les phases qualificatives et finales à la fois concentrées sur ce très court laps de temps. C?est ce qui a provoqué la grogne des professeurs d?éducation physique et sportive, qui ont insisté sur le fait que cette formule décidée par le ministère de la Jeunesse et des Sports et surtout sans consultation aucune avec eux, n?était en aucun cas réalisable. C?est une pure utopie?
C?était une évidence que seul le MJS n?avait, semble-t-il, pas réalisée. Se trouvant visiblement le dos au mur, le MJS est venu avec une nouvelle proposition. Celle de transformer la formule des Inter Colleges Games en Inter Colleges Finals. En fait, le MJS propose, cette fois, que les phases préliminaires soient organisées durant les trois mois précédant les finales du 17 au 19 juin.
Sauf que le problème reste entier, ou plutôt avec cette nouvelle proposition, le MJS ne fait que transposer un problème de trois jours sur trois mois, ce qui est pire.
Les problèmes de gestion des étudiants restent entiers, car les réalités du sport scolaire sont telles qu?il est impossible de gérer ce genre de compétition. La réalité est telle qu?un étudiant peut faire partie de l?équipe de football, de volley-ball, d?athlétisme ou de basket-ball à la fois. Comment feront les professeurs d?éducation physique et sportive pour gérer cela ? Voilà la grande question que se posent les principaux concernés.
Ces derniers restent sur leur faim vu qu?aucune solution crédible ne leur a été proposée, hier. Et, pour tenter de convaincre les professeurs d?éducation physique et sportive de ne pas mettre en péril cet événement concocté par le MJS, ce dernier a promis tout le soutien en terme organisationnel.
Toutefois, il faudra encore patienter jusqu?au samedi 1er mars, date à laquelle tous les professeurs d?éducation physique et sportive de l?île se réuniront au Mauritius College (Boys) à Curepipe à partir de 9 heures pour décider, en commun, de la position à adopter.
Tout le monde sait pertinemment bien que les professeurs d?éducation physique et sportive n?épouseront pas cette formule préconisée par le MJS, car elle ne tient pas la route?
La vraie question est : que se passera-t-il alors si le MJS n?a pas le soutien des professeurs d?éducation physique et sportive ?
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