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Nouveau départ pour les Editions de l?Océan Indien

25 mai 2006, 00:00

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Les Editions de l?océan Indien (EOI) effectuent un virage à 90°. ?Nous passons d?un modèle à un autre?, assure Shafick Osman, directeur. En poste depuis six mois, il procède, avec le nouveau conseil d?administration, à une restructuration de la société d?édition dans un re-branding. D?abord, trois marques pour les activités de libraire, les éditions et les produits de laboratoire (un créneau qui existe depuis 1991) vont voir le jour. Puis, l?exportation, la diffusion et de nouveaux produits, sans oublier un redémarrage des activités d?édition d?auteurs mauriciens.

Compagnie privée établie en 1977, elle est en fait un organisme parapublic avec l?Etat comme actionnaire majoritaire, à travers la State investment corporation. Les autres partenaires sont la maison française Nathan, les éditions britanniques Longman et Mc Millan et l?Educational Publishers Bureau de Singapour. Bien que toujours étroitement associées à la publication de manuels scolaires, les EOI ont également édité quelque 300 ouvrages d?auteurs tels Ananda Devi, Marcel Cabon, Abhimanyu Unnuth, Lilian Berthelot? Avec ses sept librairies et 70 points de vente, le chiffre d?affaires en 2004-05 était de Rs 77 millions (+ 20 % pour 2005-2006), avec des profits de Rs 24 millions. La vente de produits importés représente 55 % du chiffre d?affaires.

Aujourd?hui, les EOI se placent dans une logique résolument commerciale, avec notamment une plus grande activité à l?exportation, sur le marché régional d?abord. Déjà présentes aux Seychelles et à Madagascar, elles veulent intensifier les projets de coédition avec l?Inde. Projet rentable puisqu?une collection de contes pour enfants réalisée en Inde s?est vendue à 25 000 exemplaires, en six mois, sur le marché local. Le marché international, avec la diffusion de produits français vers le reste du monde, est aussi visé. ?Nous avons invité des éditeurs français à imprimer à Maurice?, annonce Shafick Osman. L?Inde reste aussi un objectif majeur. ?Lors du salon du livre de Delhi en janvier, durant les trois premières heures, nous avons vendu tous les produits que nous avions exposés : des biographies, des documents sur la diaspora et même des traductions en hindi de Paul et Virginie.? Le potentiel d?exportation est bien là. Un livre américain sera ré-imprimé et diffusé sur l?Afrique, le sous-continent indien et l?océan Indien.

Les EOI optent aussi pour un ?retour vers les écrivains?. Pas moins de 40 projets d?auteurs mauriciens sont en chantier, à concrétiser d?ici 2007. Pour les nouveaux produits, le matériel de laboratoire sera étoffé et des articles para-médicaux, comme les anti-moustiques, seront disponibles.

Cette société recherche aussi des professionnels de l?édition, pour conseiller les auteurs, les accompagner dans leur processus de création. Avec l?aide de ses actionnaires minoritaires, Nathan ou McMillan, la maison mauricienne souhaite pousser vers la formation aux métiers du livre.

IMPRIMERIE

MPS au bord du gouffre

Mauritius Printing Services (MPS), compagnie annexe des EOI, va très mal. L?imprimerie effectue différents travaux, mais produit surtout pour les EOI. Elle affiche des chiffres catastrophiques. Après un audit complet, plusieurs options sont à l?étude. Pourtant, au début des années 1990, au moment de son lancement, MPS avait l?ambition de devenir l?une des principales imprimeries de Maurice. Elle avait bénéficié de l?expertise et du financement de Singapouriens, une référence en la matière. Mais ceux-ci ont finalement enlevé leurs billes ?La vision était là, mais la motivation sur la durée n?a jamais été au rendez-vous. Il y a également eu des erreurs techniques?, note Shafick Osman. Des actions seront donc prises dans les semaines à venir?

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