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L?heure est au déclic?..

14 septembre 2007, 00:00

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La hausse de l?obésité chez les enfants de sept ans à 12 ans inquiète les professionnels de santé. Pour le Dr Mansoor Takun, pédiatre : ?Il est vrai qu?actuellement, le taux est encore de 8 %, selon la dernière étude. Mais cette tendance semble s?accentuer et il nous faut tirer la sonnette d?alarme.? Ce médecin de l?hôpital de Flacq nous fait le point sur la question.

Les raisons de la hausse de l?obésité ont maintes fois été évoquées : sédentarité causée par la télévision et les jeux vidéo, et un mauvais comportement alimentaire privilégiant les fast-food. Il semblerait toutefois que le facteur génétique intervienne peu.

?Les études ont démontré que l?aspect génétique n?est pas si présent dans l?analyse que nous faisons de l?obésité infantile. Ce qui peut sembler étrange mais c?est la réalité?, précise le médecin. L?indice de masse corporelle (IMC), basé ensuite sur une courbe de corpulence, va déterminer si l?enfant est obèse. Le calcul se fait comme suit : le poids de l?enfant est divisé par sa taille au carré.

Ainsi, un enfant de huit ans, qui mesure 1 m 40 cm et dont le poids est de 35 kg aura un IMC de 16,333. ?Comme cet IMC est au-dessous de la courbe 90, cette fille est de corpulence normale. Si cette même fille pesait 40 kg, le calcul l?aurait ramenée à un IMC de 20,41. C?est-à-dire, comme elle se situe au-dessus de la courbe 97, cet enfant est qualifiée d?obèse.?

Une fois l?enfant qualifié d?obèse, quelles sont les étapes à suivre pour éviter le pire ? Le pédiatre est catégorique : ?Contrairement à l?adulte, l?enfant n?a pas besoin de perdre impérativement du poids, sauf si on a affaire à des super obèses. Il doit, cependant, ne pas prendre du poids. D?autant qu?en grandissant, quand sa taille augmente, son IMC ira en s?améliorant. Ce qui ne sera pas le cas s?il prend du poids.?

De nos jours, c?est un fait reconnu que les dépenses énergétiques des enfants est en nette régression? à l?inverse des apports caloriques ! La pratique d?une activité physique est ainsi recommandée aux enfants.

<B>L?ennemi n° 1 reste les boissons gazeuses</B>

Pourtant, le comportement des parents face au sport est parfois problématique. Selon le pédiatre, il est démontré que l?exemple de la mère est mieux suivi. Par exemple, si elle nage même une heure par semaine, l?enfant sera définitivement encouragé à pratiquer un sport.

Idem pour le comportement alimentaire. ?Si un parent passe le plus clair de son temps devant la télé, avec son assiette de frites, des boissons gazeuses, des pistaches ou autres snacks, et surtout, en ne privilégiant ni fruits ni jus, quel exemple voulez-vous qu?il donne à cet enfant de six ans ?? s?insurge le médecin. Il s?indigne qu?un bon nombre de Mauriciens ne pratique aucune activité physique.

A noter, soutient le médecin, que les snacks bourrés d?additifs ne sont pas les seuls à être montrés du doigt : ?Ce sont des facteurs multifactorielles qui favorisent l?obésité. L?ennemi n° 1 reste les boissons gazeuses. Et c?est une bonne chose de les avoir bannies. Comme c?est une bonne chose que les snacks soient retirés du circuit scolaire.? (Voir hors-texte).

Le réflexe frigo, qui favorise le grignotage, doit être proscrit. Consommer un aussi petit-déjeuner équilibré est un des moyens d?éviter le grignotage pendant la journée. Sans compter, ajoute-t-il, qu?il est important de manger à l?heure.

La sensibilisation contre le diabète est surtout d?ordre préventif. Un adulte obèse est un diabétique potentiel et un candidat éventuel à l?hypertension et les maladies cardiovasculaires.

■ <B>Les additifs alimentaires augmenteraient l?hyperactivité chez l?enfant</B>

Montrés du doigt, décriés mais toujours présents, les additifs alimentaires sont au c?ur de nombreuses controverses. La dernière en date concerne leur influence sur le comportement des enfants, grands consommateurs de ces additifs par le biais des snacks et autres produits.

Aujourd?hui, Jim Stevenson et son équipe de l?université de Southampton ont évalué l?influence de plusieurs additifs sur l?hyperactivité de 153 enfants de trois ans et 144 enfants âgés de huit ou neuf ans.

De cette étude, parue dans l?édition de cette semaine du ?Lancet?, il ressort que la consommation régulière de colorants et d?un conservateur (l?acide benzoïque), provoquerait, en effet, une hyperactivité accrue chez l?enfant. Elle aurait été évaluée par des tests psychologiques et les parents l?auraient aussi notée.

L?évaluation du comportement se faisait dans les six semaines suivant le moment où les boissons ont été supprimées de l?alimentation des enfants. Les auteurs de l?étude soulignent que cette hyperactivité se traduisait notamment par des difficultés scolaires certaines et des troubles de l?apprentissage.

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