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Les taxis protestent : trop loin
“Nous ne voulons pas être trop loin de la réception de l’hôtel”, disent les chauffeurs de taxis de Paradis Taxi Owners Association. Ces chauffeurs protestent parce que la direction de l’hôtel Le Paradis veut changer leur emplacement qui est sur un parking non loin de l’hôtel. Selon les chauffeurs, l’hôtel veut les mettre à côté de la station d’épuration se trouvant à 1,4 kilomètre de la réception. De plus, une odeur nauséabonde pollue l’air quand la station est en service, expliquent-ils.
Vingt-trois chauffeurs de taxi ont l’autorisation de travailler dans les environs dans cet hôtel. Les protestataires sont dix-neuf. La direction de l’hôtel leur a expliqué qu’elle a besoin de cet emplacement pour placer des conteneurs. Les chauffeurs se disent prêts à laisser la place aux conteneurs pour aller près du portail de l’hôtel, mais pas à côté du centre d’épuration. Ils considèrent la décision de l’hôtel comme une punition.
En effet, ces chauffeurs ont écrit à la National Transport Authority pour dénoncer un chauffeur de taxi et propriétaire d’un van, qui disent-ils, reçoit des clients directement de la conciergerie. C’est après cela que l’hôtel a voulu les transférer.
Ajay Madoo, un des chauffeurs, affirme qu’ils ont mis la NTA au courant de la situation. Une lettre avait même été envoyée au ministre des Transports, Racheed Beebeejaun et à la police. “Un représentant de la NTA est allée sur place mais nous ne l’avons pas accompagné puisque nous ne voulons pas aller dans ce coin”, dit-il.
De plus, ajoutent les chauffeurs, leur base opération est à l’hôtel Le Paradis comme indiqué sur leur patente. “Le centre d’épuration est plus près de l’hôtel Dinarobin. Cela veut dire que nous ne respectons pas notre base d’opération”, dit le chauffeur Dhevdhass Bageeruth. Les membres de l’association disent craindre pour leur emploi. “La conciergerie guidera les clients vers ce van qui opère illégalement. Nous avons des enfants à nourrir et des emprunts à payer”, disent-ils. L’hôtel a dit qu’il leur donnera un portable pour leur faire savoir quand un client cherche un taxi. Cette idée ne les réjouit guère.
Hans Babu affirme que des clients, des habitués de l’hôtel lui ont fait part de leur mécontentement. Montrant un mail d’un client, le chauffeur explique qu’il était indisponible pour véhiculer des habitués de l’hôtel et la conciergerie a alors contacté le van. “Les clients qui sont de vieilles connaissances m’ont dit que le van leur a pris Rs 700 pour un trajet qu’ils paient d’habitude Rs 400”, dit-il.
Interrogé, un porte-parole de l’hôtel Le Paradis, déclare : “L’éventualité d’un déplacement des taxis est juste un projet. Rien n’est définitif. Les chauffeurs de taxis mettent la charrue avant les boeufs. Nous allons certainement prendre une décision mais ce sera alors avec leur participation et, on l’espère, leur compréhension.”
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