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Les employés de l’imprimerie du gouvernement grognent
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Les employés de l’imprimerie du gouvernement grognent
Le Mauritius National Lottery Bill, présenté par le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, en première lecture au parlement aujourd’hui suscite la grogne. Il apportera, s’il est adopté, la privatisation d’une section de l’imprimerie du gouvernement. Les quelque 250 employés du département, dont le siège se trouve à La Tour Koenig, menacent de se mettre en grève aujourd’hui à moins qu’ils n’obtiennent le retrait du projet de loi.
Le projet de loi vise à choisir un opérateur privé pour l’organisation de la loterie verte, responsabilité qui incombe actuellement au gouvernement. Une partie des recettes recueillies à travers la vente des billets sera utilisée pour promouvoir le sport, l’éducation, la santé et la culture.
Les dirigeants de la Government Printing Workers Union ont organisé, hier, une manifestation devant l’hôtel du gouvernement. Munis de pancartes, iIs ont réclamé une rencontre urgente avec le Premier ministre, Paul Bérenger. Ils veulent être consultés avant que le projet de loi ne soit présenté. La Fédération des syndicats du service civil (FSSC) et la State Employees Federation (SEF) ont également réclamé, dans une lettre conjointe au Premier ministre, une réunion urgente.
“Les employés de l’imprimerie du gouvernement ont été surpris d’apprendre à travers la presse qu’une section de l’imprimerie du gouvernement sera privatisée. Ils craignent pour leur sécurité d’emploi ”, a expliqué hier Toolsiraj Benydin, président de la FSSC. Le président de la SEF, Radhakrishna Sadien, partage son avis. Ils trouvent aussi anormal que le gouvernement vienne de l’avant avec la privatisation de cette section au moment où l’Independent Commission Against Corruption (Icac) a ouvert une enquête sur l’achat, par l’imprimerie du gouvernement, de deux rotatives d’une valeur de Rs 25 millions.
Suivant ce que préconise le projet de loi, le contrat qui sera alloué à l’opérateur que choisira le Central Tender Board (CTB) sera d’une période de sept ans. Il sera choisi par voie d’appels d’offres à Maurice et à l’étranger. Un Annual fee de Rs 500 000 et un dépôt de Rs 5 millions lui seront réclamés par un conseil d’administration. Il devra promouvoir la loterie verte, verser une partie des recettes au Mauritius National Lottery Fund, payer tous les lots de la loterie et octroyer des permis aux commerçants.
Ces derniers seront passibles d’une amende de Rs 50 000 et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas deux ans s’ils ne sont pas autorisés à vendre de la loterie verte. Le projet de loi prévoit également une amende de Rs 25 000 pour toute personne qui achète un billet de loterie de quelqu’un ne détenant pas de permis de vente. C’est le Gaming Board qui aura la responsabilité d’établir les conditions du permis d’opération de l’opérateur privé.
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