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Le TIM dénonce des pressions

20 septembre 2007, 00:00

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Le Cercle de réflexion sur Tanindrazantsika i Madagasikara (CRTim), l?aile réformatrice du Tiako i Madagasikara (Tim) revient à la charge. Ses dirigeants dénoncent ce qu?ils considèrent comme des pressions pesant sur l?administration et sur la population, en faveur des candidats du parti présidentiel.

?Des ministres font pression sur les directeurs régionaux, les chefs de circonscription scolaire (Cisco) pour élire et faire élire les candidats de l?Etat?, déclare Jean Clément, vice-président du Sénat et président du Cercle de réflexion. C?était avant-hier, à Antsohihy, où il faisait allusion au coup de pouce donné à certains candidats du Tim.

A l?entendre, les ?pressions? se présentent sous plusieurs formes, allant parfois jusqu?à des intimidations contre les personnes récalcitrantes. ?Les avertissements touchent les responsables de l?administration et atteignent même les chefs de fokontany, menacés d?éviction en cas de mauvais scores du candidat de l?Etat dans leurs circonscriptions?, tente-t-il d?alerter.

Le vice-président du Sénat fonde ses déclarations sur les rapports de candidats soutenus par le CRTim, victimes de ces pratiques. ?Celles-ci touchent l?ensemble du pays, à l?exception de la capitale?, soutient-il.

Malheureusement, ce genre de situation écorne l?image du président Ravalomanana et du régime auprès de la population.

Touchés par ces critiques, les responsables étatiques rejettent en bloc les accusations portées contre eux. ?Nous n?exerçons aucune pression sur quiconque. Certains croient seulement qu?ils en subissent, mais elle qui n?existe pas?, se défend Jacky Tsiandopy, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales. Il soutient les candidats du Tim dans le Nord. Même son de cloche chez Haja Nirina Razafinjatovo, ministre de l?Education nationale et de la recherche scientifique. ?Il n?y a aucune pression ni sur les chefs de Cisco ni sur les chefs de Zap, encore moins sur les enseignants?, a-t-il déclaré publiquement, lors de son passage à Fandriana. Il est même allé jusqu?à qualifier ces pratiques d??inacceptables?.

Pierre Manganirina Randrianarisoa, chef de la région Analamanga, lui, s?attaque aux plaignants. ?Seuls ceux qui doutent de leur force, mettent la pression sur les autres, et non pas les candidats du Tim?, a-t-il déclaré, récemment, en marge de la séance inaugurale de la réunion de l?association Métropolis, à Anosy. ?Il faut que les dénonciations soient appuyées par des preuves concrètes?, a-t-il poursuivi. Ce qui n?est pas encore le cas, car les accusations ne sont pas fondées.?

De son côté, Théodore Randrezason, président du Conseil national électoral (CNE) ne cesse de calmer le jeu depuis une semaine. ?Par expérience, je sais que les candidats se lancent des piques pendant la campagne. Mais quand on y regarde de près, il n?y a rien de concret. En tout cas, le CNE recherche toujours des preuves une fois qu?il reçoit une plainte?, souligne-t-il.

© L?Express de Madagascar

GÊNÉS

<B>Même refrain chez l?opposition </B>

■ L?alliance de l?opposition dénonce également des formes de ?pressions?, selon Pierre Houlder Ramaholimasy, présenté comme secrétaire national de l?Avant-garde pour la rénovation malgache (Arema).

?Il nous semble que des responsables zélés tentent de dresser des obstacles devant nous et ce, depuis le dépôt des bulletins, déplore-t-il. Certains bruits invitent la population à ne pas assister à notre campagne?.

Pour sa part, Maurice Beranto, candidat à Antananarivo IV et porte-parole de l?alliance de l?opposition, tente aussi de calmer le jeu. ?Nous attendons encore les rapports de nos candidats. En tout cas, nous sentons, à Antananarivo, des petits gestes ici et là, faits pour nous gêner. Mais ceux-ci ne sont pas encore trop graves.?

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