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La nouvelle version de l?IRA prête avant la fin de l?année
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La nouvelle version de l?IRA prête avant la fin de l?année
Une ébauche d?une nouvelle loi régissant les relations industrielles est prête. Le comité présidé par Nirmala Nababsing, chef de cabinet au ministère du Travail, des Relations industrielles et de l?Emploi, pour revoir l?Industrial Relations Act (IRA) achève ses travaux. Avant de remettre ces amendements au Conseil des ministres, il profitera du séjour à Maurice, la semaine prochaine, du directeur exécutif du Bureau international du travail (BIT), Jean-Claude Javillier, pour recueillir ses commentaires. C?est ce qu?a indiqué le ministre Showkutally Soodhun, hier, lors d'une conférence de presse.
Ratifier la Convention 87
Depuis 1982, les gouvernements se sont succédé et chacun à sa manière a promis d?amender ou de remplacer l?IRA, une loi qui date de 1973. Les syndicats réclament depuis longtemps cette nouvelle loi. Ils veulent faire amender la Constitution pour y inscrire le droit de grève et faire ratifier la Convention 87 de l?Organisation internationale du travail (OIT) sur le droit de s?organiser et la liberté d?expression. Leurs autres revendications concernent le droit des travailleurs de se syndiquer, l?assouplissement des procédures d?enregistrement d?un syndicat, le droit de soulever des fonds propres et la protection des syndicalistes au même titre que les défenseurs des droits de l?homme.
Un Livre blanc
Avec Jean-Claude Javillier, le comité Nababsing compte discuter des implications de l?introduction du droit de grève dans la Constitution, comme c?est le cas en France. Ce dernier a fait le déplacement à Maurice dans le cadre d?un séminaire de trois jours sur la ratification de la Convention 87 de l'OIT. Une fois l?avis du directeur exécutif obtenu, le ministre Soodhun présentera une ébauche au cabinet. Celle-ci l?objet d?un Livre blanc qui sera rendu public.
L?esprit de la nouvelle loi souffle déjà sur le ministère, a souligné le ministre. Certaines structures visant à résoudre les problèmes industriels sont en passe d?être revues. La Labour Division comptera sept nouveaux assistants directeurs pour mieux superviser les problèmes industriels. De janvier à mai, plus de 2 550 plaintes ont été reçues. Elles ont été référées aux différentes instances d?arbitrage, les plus importantes étant le Tribunal d?arbitrage permanent (TAP) et l?Industrial Relations Commission.
Dans le cadre de la nouvelle loi, le ministère ne compte pas revoir les fonctions de ces instances. Il faut, pense-t-il, maintenir la spécificité de chacune. Il se dit d?ailleurs satisfait du travail qu?effectue le TAP.
ZONE FRANCHE
Une plus grande attention aux travailleurs étrangers
- La zone franche passe par une période difficile. Ses employés en subissent les contrecoups. Quand ce ne sont pas des licenciements, ce sont des arrêts de travail. 75 % des arrêts de travail concernent les travailleurs étrangers. Le ministère a donc décidé de renforcer la Special Migrant Unit. Il nommera un assistant directeur. Les inspecteurs de ce département rencontreront les travailleurs dans leurs dortoirs et feront aussi des tournées le soir. Il ne leur sera pas nécessaire d?obtenir une autorisation préalable des employeurs.
Des nouveaux règlements établissant des normes pour les dortoirs ont déjà été préparés et seront introduits bientôt. Une amende de Rs 75 000 est prévue en cas de non-respect des normes. La possibilité d?introduire une législation séparée pour la protection des droits des travailleurs migrants a aussi été évoquée.
Par rapport aux contraintes des licenciements, le ministre invite les employeurs à rendre la situation moins pénible en participant à la formation des licenciés, comme l?a fait récemment les groupes Summit Textile et Novel Garments. Novel Garments s?est engagé à indemniser les quelque 3 500 licenciés et les compensations sont d?un montant de Rs 90 millions. Le ministre rencontre aujourd?hui les dirigeants du partenariat, Ian Espitalier-Noël-Italdenim, qui s?est porté acquéreur de la défunte usine.
NOBLESSE CIE LTÉE
Soodhun expulse un agent recruteur indien
- Réclamer un dépôt de Rs 40 000 à un ouvrier étranger contre une promesse d?emploi est illégal, déclare le ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun. Un agent recruteur indien de l?usine Noblesse Cie Ltée de Souillac procédait pourtant ainsi. Le ministre a ordonné sa déportation, mercredi.
Ayant appris que cette pratique était illégale, les ouvriers indiens de l?usine, recrutés depuis un an, se sont mis en grève vendredi dernier. Ils ont réclamé l?ouverture immédiate de négociations avec la direction. Tout en niant sa responsabilité, l?usine a sollicité l?aide du ministère du Travail pour régler le problème.
Au cours d?une réunion avec les employés, lundi, le ministère du Travail a annoncé que l?accord avec l?agent recruteur serait annulé. ?Les ouvriers indiens ont repris le travail lorsque j?ai ordonné la déportation de l?agent recruteur?, a déclaré le ministre Soodhun. Le ministère aurait demandé au haut-commissariat indien de prendre les mesures nécessaires contre l?agent recruteur.
Implantée depuis 1986 à Souillac, Noblesse Cie Ltd fabrique pyjamas, caleçons et chemises pour hommes, femmes et enfants. Elle exporte ses produits vers l?Europe et les États-Unis. Avec ses 700 employés répartis dans deux unités à Tyack et à Souillac, sa production annuelle tourne autour d?un million de pièces.
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