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La mesure de la performance dans la fonction publique se généralise

14 juillet 2007, 00:00

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Un système d?appréciation de performance pour les fonctionnaires sera introduit dans une quinzaine de ministères et départements du gouvernement. Il a pour but de rendre la fonction publique plus performante, tant au niveau de l?administration qu?au niveau du service.

Les fonctionnaires sont d?abord familiarisés à ce système à travers des sessions de travail, avant qu?il ne soit mis en pratique en décembre 2008. Un steering committee, présidé par le chef de la fonction publique, Suresh Chandre Seebaluck, a été mis sur pied pour suivre son évolution. Les supervising officers, qui ont bénéficié d?une formation, auront la tâche de rédiger des rapports réguliers sur la performance des fonctionnaires.

L?objectif final est de récompenser les méritants par une promotion ou une augmentation de salaire. Ceux qui n?arrivent pas à suivre bénéficieront de cours de formation pour améliorer leur performance.

Selon un des responsables du dossier, les syndicalistes au sein de ce comité ont soulevé un problème de communication à différents niveaux. Le chef de la fonction publique a fait savoir tout récemment aux chefs de section qu?en dépit des problèmes de communication, il faut que ce Performance management system (PMS) soit mis en place.

Il a fait savoir que le PMS a pour objectif également d?améliorer la communication et que même «a poor start is better than no start at all ». Pour lui, ce système va au-delà de l?objectif du coût et de la qualité de service. Le PMS vise aussi à maintenir un niveau de la qualité de service et à restaurer la confiance du public dans l?administration gouvernementale. Ce travail se fait en consultation avec les fonctionnaires.

Il a demandé aux Supervising Officers de donner leur support total à cette initiative comme cela a été le cas tout récemment avec le personnel de la division d?Agro-industrie du ministère de l?Agro-industrie et de la pêche.

<B>Ponctualité</B>

Interrogé, un haut fonctionnaire a déclaré que la reconnaissance de la performance d?un pair ne sera pas, dans un premier temps, directement liée à la rémunération et à la promotion.

«Ce n?est que lorsque ce système fonctionne à plein régime et à la satisfaction de tout le monde qu?on va lier la performance à la promotion et à la rémunération.» Il est au courant qu?il y avait une certaine frayeur dès le départ. «Mais on a engagé des consultations à tous les niveaux pour dissiper tout malentendu.»

L?appréciation de la performance des fonctionnaires prend en compte la ponctualité au travail. Pour l?heure, les arrivées et départs sont notés manuellement dans plusieurs ministères dans un registre de présence. L?objectif est d?installer l?electronic attendance system, comme au bureau du Premier ministre.

Parmi les ministères et départements touchés par le PMS, on compte les ministères de la fonction publique, de la Jeunesse et des Sports, des Infrastructures publiques, la National Transport Authority, l?aviation civile, les statistiques, la météo et le Registrar of Associations.

Radhakrisna Sadien, président de la State Employees Federation (SEF) déclare à l?express que la mise en pratique de ce système soulève quelques problèmes pratiques. «J?ai comme l?impression que ce système équivaut à la discipline. On ne peut pas tout mettre ensemble. Comme, par exemple, la ponctualité.»

Le président de la SEF, qui siège sur le steering committee, souhaite une nouvelle réunion pour discuter de la fonction publique. «Si le comité ne se réunit pas je vais alors rechercher une rencontre avec le chef de la fonction publique à son retour au pays.» Pour l?heure, un parlementaire se propose de poser une question à l?Assemblée nationale sur le PMS.

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