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L’Université doit enseigner le droit et la médecine

21 juillet 2005, 00:00

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Le comité, nommé en 1978 pour revoir l’organisation et le développement de l’Université de Maurice, et présidé par M. Bramduth Ghoorah, secrétaire du Cabinet et chef de la fonction publique, recommande la création de Facultés de Médecine et de Droit, sur le campus universitaire du Réduit. Il préconise également une contribution plus importante de l’Université dans le développement de l’économie de Maurice.

Ce comité est institué le 25 mai 1978. Il tient plusieurs séances de travail en janvier 1979. Il est composé entre autres du Dr Kissoonsingh Hazareesingh, de Maurice Paturau et de divers spécialistes anglais de l’enseignement tertiaire. Il reçoit plusieurs mémorandums, provenant des différents départements universitaires et d’organismes défendant les intérêts du secteur privé.

Le comité Ghoorah estime que, depuis sa création en 1965 (il y a donc 40 ans), l’Université de Maurice a bien servi les besoins du pays. Il serait bon, toutefois, que les services offerts à l’avenir, couvrent tous les besoins du pays et plus particulièrement ceux de son économie. Des cours doivent être annulés dès qu’un secteur donné atteint un seuil de saturation quant à l’arrivée de nouveaux techniciens et diplômés. Comme il n’est pas toujours possible de recycler les professeurs universitaires en raison de la spécialisation de leurs qualifications, il serait souhaitable de les recruter à l’avenir sur la base d’un contrat à durée déterminée et dont le renouvellement dépendrait de la nécessité ou non de maintenir leurs cours.

Concernant les doléances reçues à propos de l’équivalence des diplômes, le comité Ghoorah recommande la mise en place d’un comité pour étudier ce problème. Il préconise la création d’un Service d’Orientation professionnelle pour conseiller les étudiants sur le choix d’une carrière. Ce comité doit aussi veiller au bien-être des étudiants. Ce service aura pour tâche d’approcher les agences appropriées des secteurs public et privé afin d’être au courant des emplois disponibles et des spécialisations recherchées, d’informer les étudiants sur les emplois disponbibles, d’organiser les ateliers de travail et des causeries sur les emplois disponibles ou encore sur les spécialisations recherchées, de préparer les étudiants à faire leur entrée sur le marché du travail dans les meilleures conditions possibles, de tenir les employeurs informés des ressources humaines formées par l’Université.

Le comité Ghoorah estime que l’Université peut contribuer davantage au développement de la société mauricienne en lui fournissant les ressources humaines dont elle a besoin aux niveaux supérieur et moyen, en participant au développement communautaire à travers des activités à l’intérieur comme à l’extérieur de l’université, en fonctionnant comme un centre de recherches et en offrant des solutions à des problèmes techniques rencontrés ici et là, en assurant la formation continue de la population et en développant le patrimoine culturel national.

Compte tenu des coûts de plus en plus élevés des études supérieures à l’étranger et des conditions d’entrée de plus en plus difficiles, il serait bon que l’Université de Maurice crée au plus vite une Ecole de Médecine ainsi qu’une Faculté de Droit. Le comité Ghoorah recommande que des études polyvalentes soient menées à cet effet. La question peut être examinée par le corps médical. Une telle Ecole aiderait par ailleurs les médecins à se recycler, à assurer leur formation continue et à se tenir au courant des dernières connaissances et technologies médicales.

L’Université peut également former les pharmaciens dont a besoin l’île Maurice.

Le comité Ghoorah préconise la création d’un département de formation continue afin de promouvoir les études hors de l’université. Ces cours devraient être prioritairement offerts aux travailleurs manuels n’ayant pas eu la chance de recevoir une formation académique.

L’Université doit contribuer à des recherches sur les besoins spécifiques de Maurice. Elle doit collaborer avec d’autres organisations déjà impliquées dans la recherche. Elle doit faire partie du Conseil national de Recherches. Son projet de constitution d’une banque de données est un pas dans la bonne direction. Elle doit mieux disséminer les résultats de ses travaux et recherches. Il lui faut créer un département pour le transfert des technologies. Elle ne doit pas craindre de faire de la publicité pour mieux promouvoir les services qu’elle offre. Le travail de révision de ses objectifs doit se faire tous les cinq ans.

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