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Il doit lui payer Rs 500 000 pour lui avoir fendu le sexe

19 septembre 2006, 00:00

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Une histoire, une vraie. Celle d?un amant jaloux, qui soupçonne sa maîtresse de le tromper. Pour se venger, il fait irruption, accompagné de quatre hommes, dans la maison de celle-ci, lui coupe les cheveux, les poils pubiens et lui fend le clitoris. La cour a condamné l?homme, Kian Tye Ah-Ling, un architecte, à payer Rs 625 000de dommages à la femme et àses enfants.

La situation de Jacqueline Antoine est semblable à celle de bien d?autres femmes. Pendant 12 ans, elle est la maîtresse de ce richissime homme d?affaires, qui, bien que séparé de son épouse, ne vit pas avec elle. Jacqueline Antoine avait déjà une enfant, Claudia, née d?une précédente relation. De l?union avec l?architecte, unedeuxième fille, Anaelle, était venue au monde.

Ah-Ling installe la famille dans une maison qui lui appartient et subvient aux besoins de la femme et des enfants de façon à ce qu?ils soient complètement dépendants de lui. Jacqueline Antoine arrête de travailler. Les frais d?écolage des enfants sont aussi assurés par Ah-Ling.

Jusqu?au jour où la présence de l?architecte se fait de plus en plus rare. Ce qui devait arriver, arriva. Jacqueline se lie d?amitié avec son voisin et va dîner avec ce dernier en compagnie de ses filles. L?amant jaloux, qui entre-temps sortait avec une autre femme, apprend la nouvelle et en est fou furieux.

Il fait irruption dans la maison qu?occupe sa maîtresse en compagnie de quatre hommes, envoie les filles dans leur chambre, dénude la mère, la ligote, essaye de la suffoquer avec un oreiller, lui coupe les cheveux qu?il met dans sa bouche en l?insultant copieusement. Il lui coupe les poils pubiens et lui fend le clitoris et commence à lui taillader les mamelons mais ne le continuera pas.

<B>À la porte</B>

Alertées par les hurlements de leur mère, les deux filles débarquent dans la chambre. Ah-Ling coupe aussi les cheveux de sa fille et menace de lui couper la langue.

La ?punition? infligée, l?amant met la mère et ses deux filles à la porte. Dans le van qui les transporte chez la s?ur de Jacqueline, cette dernière continue de saigner. Très tôt le lendemain, Jacqueline Antoine ira à la police faire une déposition. L?agression a eu lieu le 16 novembre 1997.

L?examen médical de Jacqueline Antoine confirmera l?agression. L?accusé, Kian Ah-Ling plaide, lui, non coupable. Sa version de l?incident est qu?il a simplement giflé sa maîtresse parce qu?il la soupçonnait d?infidélité. Il allègue que la victime aurait elle-même coupé ses cheveux et se serait auto-mutilée dans le but de le nuire.

Neuf ans après l?incident, le jugement. Le juge Paul Lam Shang Leen n?a pas cru à la version de l?architecte et l?a condamné à payer Rs 500 000 pour dommages moraux. Le juge estime que cette somme est suf-fisante puisque la victime est maintenant mariée au voisin en question de qui ellea eu un enfant et qu?elle a dû se sentir ?vindicated? une fois sa mésaventure relatée dans la presse à l?époque.

Le traumatisme enduré par Anaelle, née de l?union entre la victime et de son amant jaloux, est chiffré à ?Rs 50 000. La fille aînée de Jacqueline a, elle, droit àRs 75 000 puisqu?elle n?a pas pu aller à l?école dans les mois suivant l?incident.

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