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Fonds d?accompagnement : Les problèmes évoqués

18 septembre 2007, 00:00

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Les difficultés des pays Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) producteurs de sucre ont été évoquées la semaine dernière à Bruxelles. Elles concernent essentiellement l?accès aux fonds de la Commission européenne (CE), dans le cadre des mesures d?accompagnement.

Ces questions ont été évoquées vendredi, lors d?une réunion ministérielle présidée par Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie et porte-parole du secteur sucre des ACP. Ces fonds sont considérés nécessaires pour la restructuration des industries sucrières des ACP et leur adaptation à la réforme du secteur sucre.

Les mesures d?accompagnement ont été décidées par la CE dans le contexte de la baisse du prix du sucre acheté par les pays de l?Union européenne (UE). A partir d?octobre 2009, cette baisse sera d?au moins 36 %.

A la réunion de vendredi, les ministres ACP ont réitéré leur requête à la CE à l?effet que les ressources pour le financement des mesures d?accompagnement devraient être ?adéquates?et que les ?contraintes? pour les décaissements soient résolues dans les meilleurs délais.

Les Etats ACP ont adopté une position commune en réaction à la proposition de la CE du 4 avril 2007 dans le contexte des négociations sur les Accords de partenariat économique (APE). Proposition qui signifie tout bonnement et tout simplement la fin du protocole sucre.

Car, en vertu de la proposition européenne, le protocole sucre est maintenu jusqu?au 30 septembre 2009, avec un accès grandissant et accéléré pour les pays les moins avancés (PMA), de même qu?un accès additionnel aux pays non-PMA des ACP.

Cela signifie que le 1er octobre 2009 marque la fin des garanties d?accès pour le sucre mauricien. Alors que l?autre date butoir, le 1er octobre 2015, marquera l?accès libre en Europe, sans aucune protection pour le sucre mauricien.

La contre-proposition des ACP concerne le volume d?accès et le prix minimal. Ce prix, selon les ACP, ne devrait pas être inférieur au prix de référence fixé sous le présent régime sucrier de l?Union européenne et devrait s?appliquer pour la durée entière du régime sucrier de l?UE, jusqu?à 2015.

Pour les ACP, la quantité sans un prix garanti et sans un mécanisme pour le fixer les affectera commercialement. Les pays ACP estiment aussi qu?ils devraient avoir la liberté de vendre n?importe quel type de sucre, à n?importe quel acheteur, dès l?application des APE.

Dans ce contexte, les ACP ont invité la CE à s?engager dans des négociations le plus rapidement possible afin d?arriver à une solution qui permettrait au secteur sucre de continuer d?être un moteur de croissance et de développement dans le développement de leurs économies.

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