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Enseignement technique : Emploi garanti après formation
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Enseignement technique : Emploi garanti après formation
L?enseignement technique a la cote. Au lycée polytechnique Sir Guy Forget, à Flacq, on compte chaque année quelque 300 demandes pour 150 places à pourvoir. La tendance est la même pour les deux autres établissements polytechniques du pays, à savoir le Swami Dayanand Institute of Management (SDIM) à Beau-Plan et l?Institut supérieur de technologie (IST), à Camp-Levieux. Là encore, deux fois plus de demandes que de places disponibles?
Mais qu?est-ce qui suscite un tel engouement pour les formations techniques ? Tout simplement la quasi-assurance de trouver un emploi à l?issue de la formation ! Teeneysha Panden, tout juste 17 ans, le confirme. Même si cette élève en première année d?électrotechnique ? électronique au lycée Sir Guy Forget ne sait pas encore dans quel secteur elle va évoluer plus tard, il est un fait dont elle est certaine : celui de trouver un emploi une fois son diplôme en poche.
Ce que confirment les responsables des trois établissements qui s?accordent à dire qu?une fois leur formation achevée, la majorité de leurs étudiants trouvent un emploi dans les six mois.
A la SDIM, Prakash Ramsurrun, le directeur, avance même le chiffre de 75 à 80 %. Reetoo Mungur, président du Technical School Management Trust Fund (TSMTF), d?ajouter qu?entreprendre aujourd?hui une formation technique est un ?choix judicieux?. ?Les jeunes ont plus de chance de réussir et d?avoir une situation professionnelle confortable après avoir suivi une formation technique. Il y a des emplois à pourvoir pour des professionnels formés.?
<B>?Les parents encore réticents?
Mais malgré l?engouement, le manque de professionnels demeure. Reetoo Mungur cite l?exemple du secteur de la construction où les entrepreneurs sont obligés de faire appel à de la main-d??uvre étrangère, faute de trouver suffisamment de professionnels à Maurice.
Le président du TSMTF est d?avis qu?un changement de mentalité est nécessaire. ?Les parents sont encore réticents à encourager leurs enfants dans cette voie, déplore-t-il, ils préfèrent les pousser vers des études plus académiques. C?est un tort.? Rares sont les filles qui s?engagent dans la filière technique. Si le SDIM, avec son enseignement axé sur la comptabilité, la finance et l?informatique compte 60 % de filles, le lycée Sir Guy Forget, où les formations sont davantage ?techniques?, compte seulement trois filles sur les quelque 150 inscrits.
L?enseignement technique est proposé à Maurice depuis 25 ans. En mai 1982, le lycée polytechnique Sir Guy Forget ouvrait ses portes. A l?époque, il offrait des cours en mécanique automobile, fabrication mécanique, électrotechnique-électronique et bâtiment. Comme ?on ne change pas une formule qui fonctionne bien?, ce lycée offre, 25 ans après, les mêmes formations.
Lutchman Sakurdeep, responsable du lycée Sir Guy Forget, précise toutefois qu?au fil des années, le lycée ?s?est adapté à l?évolution technologique?. ?Autrement, nous n?aurions pas survécu?, dit-il. Et même si l?introduction de nouveaux cours n?est pas prévue au lycée de Flacq, ?nous tâcherons toujours d?être à la pointe de la technologie?. Pour preuve, l?achat de la version 2008 du logiciel dont se servent les étudiants de dessin assisté par ordinateur.
Les cours du SDIM, opérationnel depuis 1995, portent, eux, principalement sur la comptabilité, la finance et l?informatique. Au programme à l?IST, fondé trois ans plus tard : des formations en génie civil, génie électrique et informatique industrielle, maintenance et automatisme industriel et informatique appliquée.
Si le lycée Sir Guy Forget accepte les élèves à l?issue de leur School Certificate (SC), pour intégrer le SDIM et l?IST, il faut impérativement être détenteur d?un Higher School Certificate (HSC). Une fois leur diplôme en poche, les étudiants du lycée Guy Forget peuvent continuer leurs études à l?IST et ceux du SDIM à l?université de Maurice. Autre option pour les étudiants de l?IST et du SDIM : l?étranger. La France pour ceux de l?IST et l?Australie pour ceux du SDIM.
Un partenariat lie l?IST à l?université de Limoges et le SDIM à TAFE International de l?Australie. Pour Prakash Ramsurrun, cette ?co-délivrance des diplômes est une plus-value?. Car elle donne une reconnaissance internationale qui n?est pas pour déplaire aux étudiants mauriciens. La collaboration entre ces institutions s?étend également à la formation. ?Les formateurs ont l?occasion de parfaire leurs connaissances en France et en Australie?, précise le directeur du SDMI. Les étudiants de l?IST ont également la possibilité, durant leurs études, d?effectuer des stages professionnels en France. Ils peuvent aussi prétendre à des bourses du gouvernement français.
Si les élèves doivent s?acquitter de frais d?enregistrement de Rs 2 000 à Rs 3 000, l?enseignement technique est cependant une option que les jeunes devraient envisager davantage. Brevet de technicien (BT) ou Diplôme universitaire supérieur de technologie (DUST), ils ont le choix. Une formation diplômante avec? une embauche quasi-certaine à la clé !
<B>Valérie OLLA</B>
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