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Déhu et Fiorèse ont été bien reçus…
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Déhu et Fiorèse ont été bien reçus…
Frédéric Déhu et Fabrice Fiorèse, les deux anciens Parisiens passés à «l’ennemi» l’été dernier, ont retrouvé le Parc des princes dans un climat d’hostilité extrême, surtout pour Fiorèse, cible N.1 de la haine des supporteurs parisiens, dimanche lors de la victoire du PSG sur l’OM (2-1).
Attendus au tournant, ils ont joué un rôle prépondérant en première période. D’abord Fiorèse. A la 2Oe minute, Armand fauchait par derrière le N. 11 marseillais, ancienne tunique de Drogba. La sanction était immédiate : carton rouge direct pour l’ex-Nantais, plus emporté par sa fougue que réellement méchant sur l’action.
Déhu n’était pas en reste. Le libero de l’OM, par une subtile ouverture, lançait Koke dans la surface, qui remettait sur Batlles pour l’égalisation marseillaise (42e).
Après l’exclusion d’Armand, dans la cohue des joueurs, Déhu et Mbami avaient échangé quelques mots, signe d’une tension latente. En début de match, tous les joueurs s’étaient pourtant serrés la main. Fiorèse, en bout de rang, recevait même l’accolade ou une tape amicale de certains Parisiens.
Mais les hostilités étaient depuis longtemps déclarées dans le tribunes. Bien avant l’échauffement, les banderoles “d’accueil” était prêtes dans les virages du Parc et tournaient toutes autour d’un même “thème”, extrêmement vulgaire pour Fiorèse et Déhu, déformant leur relation d’amitié.
Une autre banderole, moins ordurière mais très virulente, lisait : “Déhu et Fiorèse, seuls les rats quittent le navire”.
Fiorèse, dont le départ pour Marseille cet été dans des conditions rocambolesques n’a pas été digéré par les supporteurs parisiens, subissait des bordées de sifflets particulièrement impressionnantes.
La haine des fans du PSG obligeait même trois policiers à s’interposer avec leur bouclier pour permettre à Fiorèse de tirer un corner sous les jets d’objets divers (34e). La scène se reproduisait plusieurs fois.
Mais au moment où Fiorèse s’apprêtait à tirer un nouveau corner sous les projectiles, alors que le PSG menait 2 à 1, Anigo préférait sortir son joueur. La bronca était alors furieuse, démentielle (74e). Déhu, irréprochable défensivement, restait sur le terrain mais la défaite ne lui permettait pas de sécher ses larmes de la finale de la dernière Coupe de France
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