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ASVP : de l?enfer au paradis !

13 mars 2006, 00:00

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Il convient de le dire d?entrée : rarement une finale de Coupe aura donné lieu à tant d?émotions que celle qui a opposé hier, au stade George V, l?AS Vacoas-Phoenix aux PAS Mates. Et ce, eu égard à l?engagement total affiché par les deux forces, comme aux multiples rebondissements et au suspense insoutenable que produisirent non seulement les 90 minutes réglementaires de l?affrontement mais aussi les prolongations et l?épreuve de la roulette russe.

Ainsi, dans l?affaire, l?ASVP est passée dans tous ses états avant d?être propulsée au septième ciel. Quand son keeper, Orwin Castel, au prix d?une belle envolée, annihila le 5e et ultime tir au but exécuté par son homologue portlouisien, Yannick Macoa.

?C?était une finale très chaude, difficile. Mais, même après l?égalisation des Mates à la dernière minute et puis le 1-2 contre nous, nous avons toujours cru en nos chances. Ce premier trophée remporté par notre jeune équipe représente une grande fierté pour moi?, indiquera le coach, Maurice Andrianamandranto.

?C?est triste de perdre ainsi une finale, même si les deux camps ont produit un spectacle de choix. Mais, pour notre équipe, l?apprentissage chez l?élite continue?, affirmera, pour sa part, Sydney Caëtane, le mentor des Portlouisiens.

En fait, notamment à la 31e minute, les Vacoassiens connaissaient une première désillusion lorsque Jean-Pierre Cerveaux loupait lamentablement un penalty sanctionnant une faute de David Lapunaire sur Jean-François Nadal.

Du coup, l?ASVP allait perdre le contrôle des opérations qu?elle s?était procuré depuis l?ouverture des hostilités. Alors qu?après la pause, on assista à un scénario tout à fait métamorphosé, avec un encerclement total de la défense vacoassienne par l?artillerie des PAS Mates. Mais Castel, au sommet de son art, multipliait les arrêts décisifs dont un, époustouflant, sur un missile de Jean-Yves Noumé qui prenait la direction de sa lucarne gauche (59e)

Cependant, nouveau coup de théâtre à la 82e minute, lorsque, contre le cours du jeu, l?ASVP se démarqua de son vis-à-vis. Au terme d?un contre anodin côté gauche, Jean-Paul Henry trouva latéralement Kersley Levrai dont la reprise en première intention à ras de sol figea Macoa sur sa ligne.

Néanmoins, les quelque 2 000 mordus n?étaient pas encore au bout de leurs émotions. Les quatre minutes additionnelles étaient presque terminées quand les Vacoassiens étaient rejoints à la marque sur un but inespéré estampillé Noumé. Une égalisation qui devait déboucher sur les prolongations.

Néanmoins, sur leur lancée, les Mates prolongeaient le cauchemar des or et vert en réalisant le 2-1 par l?entremise de Joye Estazie, qui transforma, de la tête, une transversale du Malgache Rija (95e).

Mais, sans doute, était-il écrit, quelque part, que l?ASVP devait gommer le cruel revers de 2002. C?est ainsi que Nadal, contre toute attente, remettait les siens en selle quand, sur une balle en profondeur, il devança Lapunaire avant de prendre en défaut Macoa (104e).

Finalement, lors des coups de pied au but, les deux forces restaient au coude à coude avant que Macoa ne butât sur Castel dans une explosion de joie indescriptible des supporters de Vacoas-Phoenix.

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