Publicité
Amrita Gopeenath Présidente du conseil de village de Souillac
Par
Partager cet article
Amrita Gopeenath Présidente du conseil de village de Souillac
? C?est la deuxième fois que vous êtes choisie par les conseillers pour occuper la plus haute fonction...
Dès mon plus jeune âge, je me suis intéressée au social. J?aime aider les autres. Etant donné que je suis également engagée dans les organisations socioculturelles, les conseillers m?ont approchée une première fois, en l?an 2000, pour me confier ce poste.
Comme c?était un poste qui occupe une bonne partie de mon temps, j?ai sollicité l?avis de Prem, mon époux, avant d?assumer cette responsabilité.
? Comment a-t-il réagi ?
Il m?a dit d?aller de l?avant si j?arrivais à trouver du temps pour faire le travail et s?occuper de ma vie familiale. Avec le soutien des conseillers, je crois que j?ai fait mon travail avec sérieux. Sinon, ils ne m?auraient pas approchée une fois encore, cette année.
? Est-ce que les conseillers et vous-même arrivez à donner satisfaction aux habitants du village ?
Nous essayons de faire le maximum avec les moyens du bord. Malheureusement, nous n?arrivons pas à concrétiser certains projets que nous avions dans notre programme.
? Par exemple ?
Etant un village très fréquenté par des touristes et des Mauriciens pour son passé historique, nous avons souhaité que Souillac devienne un endroit plus convivial. Il existe des coins où il n?y pas de lampadaires, où il y a des drains bouchés et qui causent beaucoup d?inconvénients quant il pleut.
? A quoi attribuez-vous cet état de choses ?
A l?indifférence de nos élus qui ne descendent pas sur le terrain. En tant que conseillers, c?est nous qui payons les pots cassés à leur place lorsque nous n?arrivons pas à résoudre des problèmes auxquels les habitants ont à faire face.
Pour savoir à quel point ils ne prennent pas au sérieux nos doléances, il suffit de se rendre sur place pour voir les travaux qui sont en cours tout près d?un drain qui achemine l?eau vers la mer à chaque fois qu?il pleut.
En tant que conseillers nous avons hâte de prendre connaissance du rapport effectué par les ingénieurs pour être mieux éclairés sur ces travaux.
? Vous rencontrez beaucoup de femmes dans différentes activités sociales. Selon vous, quelle est leur plus grande préoccupation actuellement ?
Je sais qu?elles sont très affectées par la perte d?emplois dans la zone franche, par la montée du chômage et l?augmentation des prix à Maurice.
Ces femmes, qui autrefois touchaient un salaire pour subvenir aux besoins de leurs enfants et qui subitement perdent leur emploi, vivent un véritable drame.
Je constate également qu?elles sont très déçues par la politique du gouvernement en qui elles avaient placé leur confiance. A mon avis, le pouvoir actuel ne facilite pas la vie de ceux qui se trouvent au bas de l?échelle.
? Vous avez l?attention de faire de la politique active.
Si l?occasion se présente, pourquoi pas ?
? Serez-vous candidate un jour pour la présidence du conseil des districts de Grand-Port-Savanne.
Accéder à cette fonction est une ambition légitime.
Publicité
Publicité
Les plus récents