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Affaire université des Jeetah : Limogeage à la Tec
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Affaire université des Jeetah : Limogeage à la Tec
A la fin du mois dernier, il a été convoqué pour une réunion ?bros latet?, selon des sources à la Tertiary Education Commission (Tec). Ce qu?on reproche à Anil Chiniah, secrétaire par intérim de l?organisme chargé de l?octroi des permis d?opération aux institutions d?enseignement supérieur : il serait à l?origine de fuites d?informations qui ont provoqué le scandale dans l?affaire Eastern University. Et qui avait, du coup, plongé la Tec dans l?embarras.
La mise à la retraite anticipée d?Anil Chiniah, qui compte 14 ans de service au sein de l?institution, ressemble fort à un limogeage en règle. Comme il est à deux ans de la retraite, deux options lui auraient été proposées : la retraite anticipée ou la révocation. Le principal intéressé a opté pour la première solution. Un accord a été donc conclu entre les deux parties.
L?affaire concernant l?université des Jeetah avait fait grand bruit fin juillet. Des documents confidentiels, provenant de la Tec, tombés entre les mains du leader de l?opposition, Nando Bodha, ont mis au jour des éléments troublants par rapport au traitement du dossier ayant trait à la branche mauricienne de l?Eastern Institute for Integrated Learning in Management (EIILM) University, dirigée par la famille Jeetah.
Ces documents permettaient à l?opposition d?alléguer, ?preuves? en main, qu?il y avait eu des passe-droits dans cette affaire. Entre autres allégations, l?opposition soutenait que la maison mère, située à Sikkim, en Inde, n?avait pas l?autorisation d?opérer une branche à l?étranger et que la Tec avait remis en question certains éléments du dossier mais était quand même allée de l?avant.
<B>?Pas de commentaires?
Sunil Jeetah, directeur de la branche mauricienne, avait toutefois soutenu que tout avait été fait dans les règles. Une position adoptée également par la Tec et le ministre de l?Education, Dharam Gokhool.
Au Parlement, le leader de l?opposition avait posé une Private Notice Question au ministre Gokhool sur le sujet. Pour l?opposition, une commission d?enquête aurait dû être mise sur pied pour faire la lumière sur cette affaire. Ce qu?a refusé le gouvernement.
Mais furieuse de cette fuite d?informations, la direction de la Tec a ordonné qu?une enquête discrète soit menée en interne. C?est ainsi que le secrétaire par intérim de la Tec s?est retrouvé dans la ligne de mir. Pour diverses raisons, il a été soupçonné d?être à l?origine de cette fuite. Ce qu?a cependant nié le secrétaire de l?institution à plusieurs reprises.
Approché depuis lundi dernier afin de commenter l?affaire, Praveen Mohadeb, directeur exécutif par intérim de l?organisme, n?a pas souhaité répondre. ?Très occupé en ce moment?, le temps lui fait défaut, justifie-t-on à la Tec. Anil Chiniah souhaite pour sa part ?ne pas faire de commentaires?.
Ce cas ressemble fort à celui de Shakuntala Jugmohun. Début août, cette directrice du Taxpayers Service Department au sein de la Mauritius Revenue Authority (MRA), a été poussée à prendre la porte.
Officiellement, aucune raison n?avait été avancée pour expliquer ce ?départ forcé? qui a abouti à un commun accord. Toutefois, à l?origine de ce départ controversé se trouve le soupçon qu?elle aurait donné des informations confidentielles à Vishnu Lutchmeenaraidoo, porte-parole économique du MMM.
En août 2006, c?était Shyam Sungkur, le chief medical officer du ministère de la Santé, qui avait été contraint à quitter son emploi après 38 ans de service. Accusé officiellement d?avoir divulgué des informations à la presse ? ce que le principal intéressé a toujours nié ? il avait eu le choix entre être interdit de fonction ou partir de plein gré. Shyam Sungkur avait donc préféré cette dernière option. C?est le mois dernier, au cours duquel il a eu 60 ans, qu?il aurait, sinon, dû faire valoir ses droits à la retraite.
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